• Jack était, à Néo-Tortuga, ce qui s'approchait le plus d'un agent immobilier. C'est à dire qu'il revendait à prix d'or des cartes donnant les coordonnées exacte de repaire désaffecté et pillé jusqu'à la moelle – par ses propres soins lorsqu'il avait de la chance – mais sans les « clefs » qui ouvrait les portes du
    l'installation. De toute façon, si le client n'était pas assez débrouillard pour se débrouiller seul pour pénétrer là où déjà quelques chasseurs de trésors étaient déjà passé, il deviendrait vite un client pour Fiddledy, le fossoyeur. Si le client était consciencieux, il trouvait vite quelques mouchards soigneusement posés par Jack, et commençait à faire des travaux d'aménagement ne serait-ce que pour la forme, sous-peine d'avoir la mauvaise surprise un jour de ne plus trouver son magot péniblement gagner. Bien entendu, il était tout à fait possible que quelqu'un autre ai trouvé et
    vendu une autre carte à une autre personne pour le même repaire, mais ce n'était pas le problème de Jack : Néo-Tortuga n'était pas réputé pour le
    service après-vente.

    Ce jour là, Jack faisait sa tournée d'inspection à bord d'un petit vaisseau monoplace – armé bien entendu – pour repérer de nouvelles planques à piller et revendre, et pour ce tenir au courant de ce qu'il était arrivé de ses derniers clients. Le taux de mortalité élevé faisait les affaires de Jack : il avait déjà vendu trois fois la même carte ce mois-ci, suite au décès prématurés des locataires précédents. Il avait même récupérer une MS en parfait état de fonctionner après la mort du second groupes du mois, et l'avait revendu à un très bon prix.

    - Hé! Gros lard! Comment tu vas aujourd'hui? Mal j'espère...

    C'était la voix de Pols'yui, une ancienne cliente, sur le canal privé de Jack. Jack la considérait comme une bonne amie – c'est à dire qu'elle n'essayait de le tuer que la moitié du temps – et resta donc sur ses garde. La dernière fois qu'ils s'étaient croisés, ils avaient fait l'amour, et il était partie pendant qu'elle dormait. Ça ne l'aurait pas inquiété si il n'en avait pas profité pour lui voler un énorme diamant à ce moment là. Le plus inquiétant, somme toute, était qu'il n'arrivait pas à déterminer sa position.
    - Salut Poly, comment tu vas depuis là dernière fois, répondit-il en s'attendant à une réplique meurtrière au sens propres du terme.
    - Très bien tu pense. Tu sais combien de fois j'ai rêvé de toi
    depuis?
    - Sans blague?
    - Oui... Tu sais que tu es sexy quand tu crève?

    Évidement, pensa Jack. Enfin, elle n'avait pas encore ouvert le feu, c'était
    bon signe.
    - Tu as de la chance, repris Pols'yui, je suis de bonne humeur aujourd'hui. J'ai trouvé trois planque abandonnées pleine de cam. Ainsi qu'un truc marrant qui devrait t'intéresser. Je te file les coordonnées.
    - C'est quoi le piège?
    - Oh... Jack voyons, tu pense quand même pas que je te tuerais pour un
    simple morceau de carbone?
    - C'est précisément ce que je pense.
    - Hi hi... Tu n'as pas tord, mais pour cette fois, je passe l'éponge.

    Le MS de Pols'yui apparue soudain en fasse du vaisseau de Jack. C'était un assemblage hétéroclite de pièces trouvées ici et là. Jack lui avait fourni le torse qui provenait d'un Zaku, la tête provenait d'un Psybuster, les bras d'un NuGundam, la jambe gauche d'un Gundam Wing et la droite d'un GDSH. L'ensemble était un tas de boulons assez moche, mais il fonctionnait plutôt bien. Les armes changeaient à chaque fois qu'il voyait l'engin. Elle était cette fois équiper d'un 3-Charges Beam Cannon, et d'un Oxtan Launcher, très probablement ses dernières prise de guerre.

    - Comment as tu fait ça?! S'exclama Jack interloqué.
    - C'est un secret. Je vais certainement pas te le révéler ici

    Bien sur, le canal avait beau être « privé », il n'était pas confidentiel. Ce qui expliquait probablement l'apparition de la MS de Poly, pour établir une connections physique pour le transfert des données. Elle ne voulait visiblement pas que ses coordonnées tombent dans n'importe quelles mains. Bien sur, ça aurait aussi pu être une ruse pour détruire son vaisseaux facilement, mais ce n'était pas le genre de Poly. Non, si elle avait voulu l'attaquer, elle aurait pu le faire quand il ne la voyait pas.

    Le transfert fut effectivement effectué en connections directe. Quand le chargement fut effectué et que les deux engins se séparèrent, Poly lui dit
    - Tu devrais commencer par les dernières coordonnées, tu risque d'être surpris.
    - Merci. Hé, Poly! Tu fais quoi ce soir?
    - J'ai rendez-vous avec mon reselleur.

    La MS disparue alors aussi mystérieusement qu'elle était apparue. Jack décida
    que rester plus longtemps dans les parages n'apporterait rien de bon, et mit le cap sur les coordonnées indiqués par son amie.

    Il fut sur place en un peu moins d'une heure. Aux coordonnées indiquées flottait un astéroïde plus grand que les autres mais Jack ne voyait aucune entrée. Son scanner ne détectait aucun signe de vie, quoi que Jack ne s'était pas attendu à en trouver. Il ne détectait pas non plus d'activité électronique mais ça aussi, c'était prévisible : une station abandonnée depuis assez longtemps pouvait être privé d'énergie, le solaire n'étant pas très répandu dans le coin – trop voyant – d'autre part, il était fréquent que tous les systèmes électroniques se coupent d'eux-même au bout d'un certain temps d'inactivité dans un soucis d'économie.

    Jack entrepris de faire le tour de l'astéroïde pour repérer une éventuelle
    entrée, ce qui, estima-t-il, devrait lui prendre un bon quart d'heure s'il ne voulait pas passer à coté d'un détail qui lui serait utile. Il lui vint à l'esprit que Poly s'était peut être moquée de lui, mais si tel était le cas, il s'en tirait plutôt à bon compte. Il ne survolait l'énorme rocher que depuis deux minutes quand quelqu'un l'appela sur son canal privé. Une voix qu'il ne connaissait
    pas :
    - Bonjour Jack, c'est gentil de
    passer nous voir!

    Impossible de détecter la source de l'émission. Aussi invisible que Poly. Il espérait qu'il ne lui en voulaient pas pour l'une ou autre arnaque dont il
    était l'auteur.
    - Qui êtes vous, demanda-t-il finalement.
    - L'équipage de « chapeau de paille ».
    - Quoi?
    - Non, rien, laisse tomber. C'était une private jock. Mais entre donc, on sera plus à l'aise pour parler.

    Une porte était en effet apparue au milieu de l'astéroïde. Aucun mécanisme
    compliqué n'avait dévoilé la porte tendis qu'un morceau de rocher s'était écarté. Elle n'existait pas du tout puis elle était juste là, comme si elle y avait toujours été. Ce qui devait être effectivement le cas selon toutes logiques, mais Jack n'était plus bien sur de pouvoir se fier à la logique. Il cligna des
    yeux... Et une MS le regardait droit dans les yeux quand il les ouvrit. Il sursauta.
    - Nom de dieu!! Arrêtez de faire ça!

    Un rire joyeux lui répondit, tandis que la MS lui faisait signe de la suivre, ce qu'il fit. La porte était suffisamment large pour laisser passer une demi-douzaine de Gundam de front. Un champ de force assurait l'étanchéité du hangar qui autrement semblait être complètement ouvert sur le vide froid de l'espace. Quand il demanda pourquoi on ne rétablissait pas le
    camouflage, on lui assura que c'était déjà fait, mais il n'en fut pas réellement surpris cette fois-ci : il lui en faudrait désormais beaucoup plus pour l'impressionner. Même le chat noir qui traversa un couloir devant lui ne le fit pas réagir, et c'était pourtant drôlement étrange de trouver un animal de compagnie vivant dans ce système solaire. Des automates oui, mais rien qui puisse salir le mobilier où demander un entretien journalier. Et sûrement pas dans un astéroïde. Mais bon, après tout ce qu'il avait vu aujourd'hui, pourquoi pas? On le conduisait à la cabine du capitaine.

    L'homme qui le reçu était de taille moyenne, les cheveux noir en pagaille, les yeux verts vifs et la mine réjouis. Il été vêtu d'un manteau à épaulette qui devait symbolisé son rôle de capitaine. S'il l'avait croisé en des circonstances plus banales, Jack se serait frotté les mains en lorgnant sa prochaine victime. Mais les circonstances étaient loin d'être banales et Jack resta sur ses gardes. En outre, la poignée de main amicale que l'homme lui donna pour le mettre à l'aise lui donna l'assurance que l'homme pouvait dévisser n'importe quel écrou à main nues:
    - Je me présente : Par ici on me nomme « le corbeau ». J'ai quelques autres
    noms mais ça n'a aucune importance en ce qui vous concerne. Vous êtes Jack, « le promoteur », n'est-ce pas?
    - C'est bien ça. Je suppose que vous ne voulez pas connaître mon nom entier?
    - Ne l
    e prenez pas mal, surtout, mais j'en ai rien à ciré.
    - Ça m'arrange plutôt. Vous attendiez ma visite, non?
    - En effet. Nous avons charger Pols'yui de vous trouver et de vous mener à nous.

    - Ça n'a pas dû être simple...

    - Plus facile que vous semblez le penser : elle voulait votre mort au début, mais vous avez de la chance, nous avons réussit à la convaincre que vous connaître était une véritable aubaine pour elle et son porte-monnaie.
    - Ho, je vois. Bon, soyons direct : que puis-je faire pour vous?
    - On m'as dit que vous êtes le meilleur cartographe du secteur.
    - C'est à dire que je suis le plus appliqué... ça paye plutôt bien quand on s'y prend correctement. Bien sur, certain client garde un peu de ressentiment, mais jamais très longtemps.
    - C'est ce que j'ai entendu dire, oui.
    - Poly a toujours été trop bavarde, ça lui jouera des tours...
    - C'est vrai, mais vous sous-estimez votre renommées. Enfin bref, je vous propose de vous mettre à mon service. Je paye bien, et je peux éventuellement vous fournir quelques avantages technologiques.
    - Ma fois, cela me paraît intéressant... mais c'est un engagement à vie j'imagine.
    - Oui, à moins que je n'en décide autrement plus tard. Mais je pense que vous devriez
    vous plaire parmi nous...
    - Vous me laissez combien de temps pour réfléchir?
    - Deux jours.

    Jack resta pensif, les yeux fixés dans le vide. Sa vie de solitaire avait ces contraintes, mais il aimait aussi la liberté que ça lui conférait. D'un autre coté, il ne faisait pas grand chose de sa liberté. Vivre au sein de ce groupe pourrait être intéressant...

    Le corbeau le coupa dans ses réflexion :

    - Pols'yui a déjàrejoint notre bande.

    - Ah oui, c'est vrai qu'elle avait ce foutu camouflage!

    - Ça vous a plu?

    - C'était vraiment flippant! Il me faut le même absolument! Heu...

    Une pensée traversa l'esprit de Jack :
    - J'imagine que les règlement de compte entre membre du groupe ne sont pas tolérés.

    Le corbeau souris :
    - Si bien sur... tant qu'il n'y a pas de blessé grave.
    - Ah ben, j'imagine que c'est déjà ça de prit... Ok je marche!
    - Si vite?
    - Je préfère être un membre de l'équipe la prochaine fois que je verrais Poly.

    Le corbeau éclata de rire.

    Tandis qu'il prenait congé, Jack remarqua une photo sur la porte, à la hauteur de son visage. On y voyait le corbeau avec une femme et une petite filles aux cheveux roux sur une plage. Sur cette photo, le corbeau portait un
    chapeau de paille absolument ridicule.







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  • Néo-Tortuga*. Un nom exotique qui fait
    immanquablement penser à la mer, les tropiques, les trésors,
    l'aventure, mille dangers à braver et, moins souvent mais assez
    régulièrement aussi, la mort.

    Pour ce qui était de la mer et des tropiques, il y avait bien la
    planète Caraïbe dont la surface était recouverte à 90% d'eau – salée –
    et dont les dix pourcent restant était éparpillé sur la zone assez
    large, faisant le tour du globe et centrer sur l'équateur. Mais ce
    n'était qu'une petite planète relativement peu fréquentée pour cette
    région de la galaxie – c'est-à-dire qu'il y avait encore de la place
    libre sur les parties émergées pour creuser un ou deux cimetières
    supplémentaires.

    Pour les trésors, l'aventure, les milles dangers et la mort, ces
    denrées y étaient tellement abondantes qu'elles auraient provoqué un
    crash économique sans précédent si quelqu'un avait tenté de les faire
    coter en bourse.

    Néo-Tortuga, officiellement le système Nausicaä, était le repère
    d'une population de hors la lois, chacun d'eux ayant un caractère bien
    trempé, voir parfois imbibé d'alcool, ce qui était parfois bien plus
    dangereux en fin de compte. Cette population était installé là depuis
    plusieurs siècles – certain parle de millénaire – et de nombreuses
    génération de criminelle avaient largement eu le temps de mourir dans
    leur planque avec toutes leurs richesses du moment. Le résultat est que
    l'aventurier inconscient en quête de richesse trouve toujours dans ce
    système son lot de fausse carte stellaire, de vendeurs de matériel en
    tout genre véreux, de repères pillés cent fois et de morts violentes et
    toutes plus atroce les unes que les autres. Certains, toutefois, plus
    malins ou plus coriaces que leur congénères, survivaient assez
    longtemps pour trouver le trésor perdu d'un ancien pirates de l'espace
    et le raconter pour faire de la publicité à se genre d'activité. En
    générale pas beaucoup plus longtemps car les hommes riches assez fou
    pour le faire savoir ont souvent des accidents mortels, allez donc
    savoir pourquoi...

    La planète principale du système, rebaptisé La Perle Noire à cause
    de son aspect vu depuis l'espace, était un monde ruche construit sur la
    planète la plus proche de son étoile. Les ¾ de la planète était
    recouverte de structure de métal et de plastacier abritant plus de pub
    au kilomètre carré que l'antique temple bar de la terre – qui était
    aujourd'hui classé comme site historique. Pour des raisons évidentes de
    santé mental et d'instinct de survit, aucun être « sapiens » ne se
    tenaient derrière aucun des bars de la planète. A la place, les
    propriétaires y installaient des BOB – Biorobot d'Organisation de Bar**
    – et comptaient leurs bénéfices sur le quart restant de la planète en
    appréciant le sol de jais et le ciel étoilé en plein jour***. Les
    pirates qui décident de s'installer dans le coin préfère en générale
    une installation dans l'un des nombreux astéroïdes qui forme la
    ceinture entre la deuxième et la troisième planète du système. A dire
    vrai, il était bien moins dangereux de dormir dans une des multiples
    installations abandonnées sur l'un de ces astéroïdes que dans une
    chambre de l'un des quelques hôtel de Néo-Tortuga, du moins tant qu'on
    possède quelque chose d'une quelconque valeur comme la vie pour
    commencer. Le guide du routard intergalactique informe le touriste
    inconscient que survivre à Néo-Tortuga est très simple : ne jamais
    montrer de signe de richesse, et surtout être très très paranoïaque.

    Bien entendu, à bord du Deep Purple, cargo de type VD-78 en voie de
    disparition, Milly savait tout cela. Elle savait aussi que pour trouver
    quelqu'un là-bas, la seule solution était de se rendre sur place.
    Personne n'avait de numéro de téléphone à Néo-Tortuga. Les gens qui se
    rendaient là-bas ne voulaient généralement pas être trouvé. Elle se
    demandait comment elle allait bien pouvoir retrouver la trace de son
    père. Elle se demandait pourquoi il était venu ici, abandonnant femme
    et enfant. Elle se demandait si sa mère avait réussit à le trouver.
    Elle l'espérait.

    Les autres membres d'équipage en savaient maintenant autant sur le
    système de Nausicaä. Ceux qui avaient des lacunes de se point de vue
    avaient eu tout le temps nécessaire pour se renseigner. Gon était
    ronchon comme d'habitude, Cid indéchiffrable, Lina excité comme jamais,
    B.R. résigné mais pas inquiet – pas pour lui en tout cas – et Timon ne
    semblait pas se soucié de leur destination. Ce dernier s'était montré
    un excellent compagnon durant le voyage. Il était intelligent quoique
    assez lent, toujours de bonne humeur et, fait remarquable, avait
    réussit le tour de force de ne pas se disputer une seule fois avec
    Milly. Sa patience semblait infinie. Son problème majeur d'après lui
    était qu'il ne maîtrisait pas sa propre force, mais il prenait
    suffisamment de précautions pour ne rien risquer d'abîmer. Il était en
    effet doté d'une masse musculaire des plus impressionnante. Lina avait
    tenté un bras de fer contre lui. Le duel avait duré une bonne minute,
    mais Timon l'avait finalement emporté sur elle. Aucun des autres
    membres du vaisseau n'avait tenu plus de dix secondes contre Lina avant
    cela. Bref, tout cela pour dire que personne à bord ne fut surprit
    lorsque six MS sortir soudain du nuage d'astéroïdes qui enveloppait le
    système. Lina fut la première dehors, suivi d'un peu plus loin par un
    Timon toujours près à rendre service et un B.R. remplit de conscience
    professionnelle. Milly pour ça par ne ressentit pas le besoin de les
    accompagner et resta au poste de pilotage du cargo avec Cid.

    Le combat qui suivit fut aussi bref et sanglant qu'ennuyeux et
    inintéressant. Les Pirates qui s'abaissaient à se genre de manœuvre
    n'était en générale que des petites frappes sans avenir qui n'avait pas
    plus de talent de pilote que de stratégie et ceux-ci n'échappait pas à
    la règle. Trente secondes et six carcasses défoncées de MS plus tard,
    les trois pilotes étaient de retour dans le Deep Purple, un peu
    frustrés mais néanmoins heureux d'avoir pu se dégourdir un peu le beam
    saber.

    « Bon, et maintenant ? demanda Cid une fois sortie du champ d'astéroïde. On va où ?
    - J'ai rendez-vous dans un pub de La Perle Noire dans deux jours,
    répondit Milly tranquillement. En attendant, je propose de visiter le
    coin, vendre le diamant de Lina, et éventuellement chercher des
    informations. Ca ne devrait pas être difficile de trouver de ragot sur
    mon père ici.
    - Vendre le diamant de Lina !!! Comment diable comptes-tu lui faire vendre sa pierre ? et tu comptes en tirer des bénéfices ?
    - Premièrement, cette pierre est trop grosse pour être monté en
    boucle d'oreille. Deuxièmement, Lina n'est pas intéressé par l'argent.
    Tu sais bien qu'elle na jamais été dans le besoin. En cas de pépin,
    elle peut toujours demandé une avance sur son argent de poche à son
    papounet !
    - J'imagine que tu as raison, admit l'ingénieur à regret.
    - Allez, détend toi. Je suis sur que tu vas retrouvé plein de copain flambeur là-bas !
    - ...
    - Je plaisantais, Cid.
    - Ah ? »

    Dans une partie non négligeable des histoires tels que celle-ci, on
    fini par voir apparaître un type plus ou moins charismatique, mais
    toujours avec quelques cotés franchement antipathiques. Parmi ces
    éléments déplaisant du personnage, il y a toujours cette manie de
    vouloir faire du tord au personnages principaux, pour une raison où
    pour une autre. Il y a aussi cette agaçante persistance du personnage
    jusqu'à la fin de l'histoire. Impossible de s'en débarrasser. Pire
    qu'un vieux sparadrap usagé. Bref, un sale type quoi. Il arrive aussi
    parfois qu'un tel individu aide quelques fois les personnes principaux
    pour une autre raison quelconque, généralement toujours déplaisantes en
    fin de compte.

    Il est également coutume de présenter ce personnage soit carrément
    au début de l'histoire, soit quand les héros entre dans sa zone
    d'influence. Une autre méthode consiste à attendre la première
    rencontre entre un des héros et le sale type.



    C'est un point véritablement très commun à ce genre d'histoire. Parfois
    même, plusieurs sales types prendront le relais quand le premier aura
    fini son job, voir faire changer le premier sale type de camp, ou plein
    d'autre cliché qu'on aime tant revoir encore et encore. Le lecteur
    n'attend que ça, un vrai sale type. Je ne voudrais pas décevoir mes
    lecteurs.

    Or donc notre sale type à se moment précis, était assis dans son
    fauteuil, le dos tourné à la caméra. Ok, ceci est un texte et il n'y a
    pas de camera dont il pourrait se cacher en lui tournant le dos, mais
    faites donc un effort d'imagination : vous le voyez dans son fauteuil
    vous tournant le dos. Cela me permettra de remettre la description du
    sale type à un autre moment. On n'est pas pressé après tout. Enfin bref
    il vous tourne le dos. Ainsi qu'à un homme venu le tenir au courant des
    derniers événements, lesquels semblaient tout particulièrement
    intéresser notre sale type. Non, il n'a pas encore de nom ! Arrêtez
    donc de m'interrompre tout le temps ! Enfin si, il a un nom, mais vous
    n'avez pas besoin de le connaître pour le moment. Bref...

    Quelques précisions s'imposent néanmoins : Le fauteuil du sale type
    était situé dans un bureau spacieux quoique largement encombré, un peu
    comme la chambre à couché d'un étudiant moyen. Ce bureau était lui-même
    situé au milieu d'une station spatial privée construite sur l'un des
    innombrables astéroïdes constituant la ceinture de Néo-Tortuga.

    « Le Deep Purple vient de franchir la frontière avec succès, fit l'homme debout dans le dos de notre sale type.
    - Bien, ça n'est pas vraiment étonnement. Elle vaut bien mieux que tout ces rats qui rodent par là-bas.
    - A vrai dire, le Best of Univers ne s'est pas montrer. Trois autres MS ont promptement détruit leurs agresseurs.
    - Elle est sur ce vieux rafiot ! Ca ne fait aucun doute !
    - Tu ne pense pas qu'elle aurait changé de MS ?
    - Ne soit pas stupide ! Elle n'en changerait pour rien au monde !
    Intéressant... elle s'est trouvé des alliés talentueux on dirait... et si
    le Deep Purple est ici, ça signifie que Cid l'accompagne. Et
    certainement un ou plusieurs mécano pour faire avancé se tas de
    rouille...
    - Si elle rejoins son père, les choses risques de devenir compliquées
    pour nous... ce n'est pas comme s'il avait besoin de renfort...
    - Hum... Elle ne sait rien des événements locaux. Je pense qu'on
    pourrait s'en faire une alliée. Se serait toujours ça de moins à
    combattre.
    - Mais si elle rencontre sont père...
    - Elle ne devrait pas le trouver avant un bon moment. Nous avons largement le temps... »




    * Personne ne sait exactement pourquoi le suffixe « Néo » est
    ajouté a se surnom dont l'origine remonte à des temps immémoriaux.
    Certaines personnes croient à une vieille légende terrienne, mais
    certaines personnes voient aussi des turfinuls bleu à couettes dans le
    même genre d'occasion...

    ** copyright de la Sirius Cybernetics Corporation ( gag ^^ )

    *** La Perle Noire ne procède en effet aucune atmosphère. Certains
    archéologues avancent l'hypothèse que Néo-Tortuga pu se développé ici
    grâce aux conditions absolument antipathiques qui régnait sur cette
    planète. Evidement, aucun archéologue n'a jamais eu le courage de se
    rendre sur place pour tenter de trouver des preuves. En tout cas, on
    n'en connaît aucun vivant dans toute la galaxie.


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  • « Comment ça, impossible de la ramener !!!!! »
    Hurla Monsieur Uzagihunter si fort qu'il généra un horrible larsen. Ce
    coup de téléphone ne commençait pas très bien. Mais B.R. ne pouvait pas
    laissé le père de Lina sans nouvelles, au risque qu'il envoie d'autre
    chasseur de prime moins compréhensif et réglo que lui. Il espérait
    seulement que le papa ne mettrait pas de prime sur sa tête.

    « Je sais que c'est dur à avaler mais... écoutez, vous connaissez
    votre fille mieux que moi ! Et je ne pense pas que vous apprécieriez si
    je vous la ramenais dans un sac.

    - Dans un sac ??!!!! » Répéta le Muyo horrifié. Pour il ne savait
    quel raison, la perspective du sac faisait toujours un effet
    impressionnant sur les matous.


    « Bien sur que non que je n'aurais pas apprécié, repris le père inquiet !! Vous êtes complètement fou ! Dans un sac !


    - Ecoutez, vous arriverez peut être mieux que moi à convaincre votre fille, sans ça, je ne pourrais rien faire... »

    Lina était juste à coté, en train d'écouter fasciné comment se
    déroulait les négociations. A cette dernière phrase, un grand sourire
    se dessina sur sa figure, tandis que B.R. voyait le père pâlir grâce à
    l'holocom.


    Le muyo pris une respiration puis répondit :


    « Bon d'accord, passez-la moi. »


    Lina sauta littéralement à la place de B.R. devant l'holocom.


    « Salut papa !! Comment vas-tu ? Il fait beau sur Années Trente ?


    - Bonjour ma chérie. Comment vas-tu toi ? Tu n'as pas faim ? »

    Le ton du papa était devenu mielleux voir limite gâteux. B.R. n'en
    revenait pas ! Il aurait pu parié sur la suite des évènements, s'il
    avait trouvé quelqu'un d'assez stupide pour accepter.


    « Ca va, papa, je vais bien ! Tu t'inquiètes toujours trop pour moi, mais je sais me débrouiller !


    - Mais ma p'tite fille...


    - Papa ! Je suis une grande fille maintenant ! J'ai vingt-et-un ans quand même !

    - Bah, soupira le papa, tu as peut-être raison... Mais tout de même !
    T'engager comme membre de cet équipage ! Tu serais plus en sécurité à
    la maison ! Supplia-t-il en un dernier effort surhumain pour s'opposer
    à la volonté de sa fille...

    - Mais je m'ennuyais à la maison... Et puis, l'équipage et sympas
    ici. Milly est un peu sévère mais elle m'a accepté à bord de son
    vaisseau... Ce n'est pas facile à transporter un Gundam !


    - Bon, fit le père au désespoir, c'est d'accord... Passe moi B.R. dans ce cas.


    - Ouai !!! Merci papa ! Je te donnerais des nouvelles, ne t'inquiète pas ! A plus ! »

    Quand Lina lui eu rendu sa place, un B.R. consterné se demandait
    encore à quel sauce il allait être mangé. Il s'attendait plus ou moins
    à un autre changement de ton éclair de son interlocuteur, et cela ne
    loupa pas. Le muyo le regardait comme si tout était de sa faute.

    « Bon, j'admet que convaincre ma fille était impossible, même pour
    moi, repris le matou. Mais je ne peux pas la laissé au loin sans
    protection.


    - Que voulez vous que je fasse alors ?


    - Vous étés à présent son garde du corps.


    - Quoi ? Mais...


    - Vous n'êtes pas en position de refuser ! Si vous ne le faites pas, je considérerais cela comme une rupture de contrat.


    - Ok, ok, pas de problème, je vous assure !


    - Bien, il y a intérêt ! D'autre part, je vous assure que s'il arrive quoi que se soit à ma fille, vous allez le regretter !


    - Je vous fais confiance... »


    Le père mécontent jeta un dernier regard noir à B.R. avant de couper la communication.


    Lina, qui n'avait rien perdu de la scène se jeta sur B.R. pour le serrer dans ses bras :


    « J'ai un garde du corps ! J'ai un garde du corps ! »







    Confortablement installés dans les gradins virtuels du Menia
    Gladstone, Milly, Cid et Gon observaient avec attention la final du
    tournoi opposant le cinquième membre de l'équipage du Deep Purple dans
    son Psybuster à un DragonerMachine. Le combat venait juste de
    commencer, et les deux finalistes se testaient l'un l'autre...


    « Tu peut me rappeler pourquoi on est ici tous les trois, maugréa le vieux mécano ?


    - Pour regarder le dernier match de notre camarade, répliqua aimablement Milly.


    - Tu sais bien se que je veux dire...

    - Je sais que tu n'aimes pas l'idée de laisser les deux autres
    seuls dans le vaisseau. Tu te fais trop de soucis pour rien. De toutes
    façons, même en imaginant qu'ils mettent un peu de désordre, ce n'est
    pas comme si le cargo était neuf...

    - Sans vouloir passer pour un paranoïaque, intervint Cid,
    qu'est-ce qui te donne la certitude qu'ils ne partiront pas tout
    simplement avec le cargo et son contenu ? On vient tout juste de
    rencontrer ces deux énergumènes.

    - Premièrement, Lina fait partie du groupe, et elle est trop
    contente de sa nouvelle situation pour faire se genre de chose... ce
    n'est pas l'argent qui l'intéresse.


    - D'accord, mais si elle changeait d'avis ? Elle a l'air plutôt lunatique, ajouta l'ingénieur.


    - Non elle ne changera pas d'avis. Elle est trop excitée à l'idée de visiter Tortuga.


    - Deuxièmement, demanda Gon ?

    - Deuxièmement, B.R. est un gars réglo. Il respectera son contrat
    et les termes de leur petit pari à tous les deux, fit Milly en
    souriant. Il est coincé est il le sait. Dans le cas contraire, il
    serait déjà parti à la recherche d'un autre bouleau.

    - Tout de même, pourquoi ne pas les avoir fait venir avec nous ?


    - Gon, tu sais bien que Lina ne peut pas risquer de se montrer en
    publique, répondit Cid. Ca ne devrait pas avoir d'importance, mais on
    ne veut pas courir le risque.

    - Et puis il semble qu'elle aime bien B.R. : elle ne veut plus le
    quitter. S'il était venu avec nous, nous n'aurions jamais pu obliger
    Lina à rester dans le Deep Purple. Alors qu'avec lui là-bas, nous
    sommes à peu près surs qu'elle n'ira pas se balader. » Milly avait clos
    le débat.

    Pendant se temps là, les deux MS dans l'holocom géant étaient
    passées à la vitesse supérieure : Tandis que le Dragonner faisait tout
    pour empêcher le Psy de se servir de son arme la plus dévastatrice, il
    attendait le bon moment pour « envoyer la sauce » sur son insaisissable
    adversaire comme il se devait. De son coté, le Psybuster esquivait les
    coups Priest's Gold Binding Staff et de Fire Breath avec agilité,
    touchant régulièrement le Dragonner avec son Discutter, sans toutefois
    réussir à lui causer de sérieux dommages.


    « Qui va gagner à votre avis, demanda Gon pour discuter ?


    - Notre recrue se débrouille bien, répondit Cid. Il a ses chances je pense, mais le Dragonner n'est pas non plus un débutant.


    - On va gagner, ça ne fais aucun doute, assura Milly !


    - « On », répétèrent à l'unisson l'ingénieur et le mécano ?


    - Oui, « On » ! J'ai parié sur mon gars avant de venir, fit Milly avec un grand sourire. »

    Soudain, le Psybuster eu enfin l'occasion de se servir de son Cosmo
    Nova, et ne s'en priva pas ! Un énorme rayon d'énergie vint finalement
    frapper le dragonner une première fois, puis une deuxième, et enfin une
    troisième fois. Le match s'était joué en quelques secondes, et le
    Psybuter avait gagné le tournoi.


    Un grand « YES » retenti dans tout le Menia Gladstone...




    Quand le Psybuster entra dans la soute du Deep Purple, tout le
    monde était là pour accueillir le cinquième membre de l'équipage, et il
    ne furent pas déçus : Quatre paires d'yeux s'écarquillèrent de surprise
    en voyant le Pilote sortir de son cockpit. Seule Milly, qui avait déjà
    eu affaire à lui connaissait son visage jusqu'à cet instant : L'homme
    était grand massif, comme taillé à même la pierre. Une crête iroquoise
    ornait son crâne autrement rasé et bien lisse. Ce type avait l'air
    aussi vive qu'un tracteur agricole, et certainement aussi puissant. Il
    était l'anti-thèse presque parfaite de sa MS !


    « Mademoiselle, Messieurs, je vous présente Timon, le cinquième membre de notre équipage ! Bienvenu à bord Timon. »


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  • Le Baptême des astres stellaire comme les
    étoiles ou les planètes est un problème angoissant depuis que l'homme
    les observe. La Terre, la Lune et le Soleil jouissent d'un statu
    particuliers de ce point de vue, car ils ont été longtemps les astres
    les plus importants pour les humains. A part les trois cas précités, il
    a été longtemps à la mode de choisir le nom de dieux romains, puis de
    héros de cette même mythologie romaine, pour nommer les objets spatiaux
    nouvellement découverts. Seulement voilà : La mythologie romaine n'est
    pas inépuisable.

    Après avoir épuisé diverses mythologies, il devient vite évident que
    toute les mythologies du monde ne suffiraient pas, surtout depuis le
    début de la grande ère de colonisation de la Voie Lactée. Les
    astronomes jetèrent alors l'éponge et il fut décidé que le premier
    régisseur de tout système nouvellement colonisé devrait lui-même
    baptiser les éléments du système – avant d'arrivé sur place, pour
    pouvoir vérifier rapidement « l'originalité » des noms choisis, c'est à
    dire empêcher les doublons. Ainsi, l'espace fut bientôt rempli de
    systèmes tel que Bob, dont les principales planètes se nomment Renée,
    Gertrude et Simone, ou le moins poétique système Zero et ses planètes
    One, Two, Three...

    B.R., dit le Français dans le milieu, écarta deux lattes du store
    pour regarder la pluie tomber dans la ruelle sombre de Neo-New-York sur
    la planète Années Trente du système Anté-Odyssée. Le fondateur du
    système n'avait peut-être pas peur des pléonasmes, mais il avait de la
    suite dans les idées : Toutes les villes étaient construites sur le
    model des villes des vieux états-unies de l'époque de la prohibition
    sur la Terre, avant même le premier voyage de l'homme dans l'espace !
    Bien entendu, peu de personne en savait autant que ça, mais le look
    rétro du monde était plutôt séduisant. B.R. avait l'impression d'être
    un Privé de l'époque, dans son bureau crasseux et endetté, comme dans
    un bon vieux roman noir du XXème siècle de l'ère chrétienne. A ceci
    près qu'il n'était pas exactement un détective et que la pièce n'était
    pas non plus son bureau. B.R. était un chasseur de primes, et n'avait
    par conséquent pas véritablement de domicile fixe – et encore moins de
    bureau, crasseux ou non. Il y avait toujours une part d'investigation
    dans son travail, mais contrairement à un détective, son travail allait
    un cran plus loin. Le plus difficile étant souvent de capturé la cible
    sans la tuée, parce qu'elle ne prenait évidemment jamais de gant pour
    vous neutraliser, elle.

    Cette fois-ci, B.R. travaillait pour le compte d'un particulier : un
    riche Muyo qui voulait que sa fille fugueuse rentre à la maison.

    « Vous avez une photo récente d'elle ?


    - Bien sur, bien sur ! Attendez voir... ha ! La voilà ! »


    B.R. observa quelques secondes la photo pour la mémoriser. La jeune
    muyo était belle, en dépit de sa pilosité toute féline. Elle avait
    l'air d'avoir un caractère vif et joyeux, peut être insouciant.


    « Vous avez une idée de l'endroit où elle aurait pu aller ?


    - Question difficile... Je crois qu'elle se renseignait sur des combats clandestins avant qu'elle ne s'enfuie.


    - Des combats de boxe ?

    - Non, non, pas du tout ! Des combats de robots si je me souviens
    bien. Connaissant son caractère, je la vois bien en train de misé sur
    un participant. Mais je ne pense pas que ce soit la raison de sa fugue...
    De vous à moi, je l'y aurais emmenée s'il ne s'était s'agit que de
    cela. Non, il y a autre chose...


    - Vous pensez qu'elle se serait inscrite à l'un de ses tournois clandestins ?

    - Mon dieu non ! Elle n'a jamais montré aucune envie de participer.
    Vous me faites peur tout d'un coup... Cette possibilité ne m'était pas
    venue à l'esprit... Pourvu que ce ne soit pas ça !


    - Calmez-vous, je disais ça comme ça... »

    L'enquête s'annonçait plutôt simple... Une jeune fille qui fugue, ça
    arrivait assez souvent, mais la prime était rarement aussi
    intéressante. Enfin, il avait même une piste pour commencer ses
    recherches. Il faudrait commencer par une investigation à l'astroport.
    Mais d'abord...


    « Vous pouvez me donner des infos sur les combats clandestins qui se déroule en ce moment ? »




    Plusieurs heures plus tard, après quelques vaines recherches à
    l'astroport et un détour par le commissariat du coin, les choses
    semblait prendre forme, quoique pas forcément idéalement... La muyo
    n'était visiblement pas passé par une quelconque compagnie de transport
    spatial. En revanche, une MS avait été volé peu de temps après la
    disparition de la miss. La coïncidence était trop grande. Evidemment il
    était toujours possible qu'elle soit toujours quelque part sur cette
    planète, mais B.R. en doutait fortement. Son père avait déjà fait mener
    des recherches par les forces de l'ordre du système qui n'avaient rien
    trouvé, malgré toute la logistique à leur disposition. Si eux n'avaient
    rien trouvé ici, il ne voyait pas ce qu'il pourrait faire de plus. Non,
    la fugitive n'était plus là, il en était certain. Le problème était
    qu'il n'avait pas beaucoup d'indices sur sa destination, mis à part les
    trois systèmes abritant ces fameux combats clandestins.

    « Bon, et bien on dirait que je suis quitte pour une bonne petite
    promenade dans les systèmes voisins... » Dit B.R. à personne en
    particulier. Un passant surpris le regarda avec un drôle d'air, mais
    B.R. ne s'en préoccupait pas. Il avait un coup de fils à passé à son
    patron du moment et son Alt-Eisen à préparer au voyage...







    Plusieurs jour après ces évènements, à une distance légèrement trop
    grande pour faire le trajet à pied – outre les quelques problèmes
    d'ordre physique qui s'opposent à l'utilisation de ce mode de transport
    – et encore trop pour un appareil à propulsion sub-luminique
    uniquement, le Deep Purple, cargo de type VD-78, était toujours amarré
    à la station orbitale où Milly tentait désespérément de trouver un ou
    deux membres d'équipages supplémentaires. Enfermé dans la cabine de
    pilotage, Gon essayait de se concentrer sur la lecture de son « cargo
    mag » malgrès les goûts très personnels de la nouvelle locataire du
    vaisseau. Du rap de Klostop ou un truc du genre. Tache d'autant plus
    compliqué qu'elle aimait écouter sa musique avec un maximum de volume
    sonore. Heureusement, Milly était sortie en quête d'information sur les
    participants restants au tournois « sous-terrain » à échelle
    planétaire. Lequel commençait à approché de la fin...

    « Encore en train de lire ton mag ? » fit la voix de Milly
    derrière lui. Il n'avait pas entendu la porte s'ouvrir à cause du
    bruit. Même le bref changement d'acoustique ne l'avait pas frappé.


    « Je t'ai déjà dit que nous trouverons un nouveau cargo à Tortuga. J'ai un arrangement, et ça ne nous coûtera rien.


    - Ca ne nous coûtera pas d'argent, corrigea le vieil homme. Tu ne sais pas encore quel « faveur » te coûtera ce cargo à la fin.


    - Tu es trop méfiant. Ne t'inquiète pas, c'est un vieil ami à moi.


    - Tu as confiance en lui ?


    - Pas vraiment... Mais ça iras, je le connais suffisamment.


    - J'espère que tu sais ce que tu fais ! »


    Gon n'entendit pas la réplique de Milly à cause de l'environnement sonore. Peut-être que cela valait mieux après tout.


    « Où est Cid ? Demanda-t-elle après ce qu'on aurait pu appeler un silence en d'autre circonstance.


    - Personne ne le sait. Et il n'est réapparue dans aucun salon de jeu depuis l'incident de la dernière fois. »


    Le regard de Milly lui fit comprendre immédiatement qu'il était heureux pour Cid qu'on ne l'y trouve pas.

    « Ahem, poursuivi Gon, je crois qu'il surveille les autorités
    locales au cas où ils trouveraient des pistes menant trop près d'ici...


    - Une bonne initiative. »


    Milly allait pour partir, quand elle s'arrêta juste avant d'ouvrir la porte :


    « Au fait, je crois que j'ai trouvé un nouveau membre d'équipage. »

    Voilà donc pourquoi elle n'avait pas encore sauté à la gorge de
    Lina pour lui faire stopper son « bruit ». C'était agréable de la voir
    de bonne humeur pour une fois.


    Quelques minutes plus tard, du Heavy Metal couvrait totalement le son du rap de Klostop...




    Revenant de sa tourné d'inspection légèrement préoccupée,
    l'ingénieur Cid se demandait que penser de tout ça exactement.
    Quelqu'un était sur la piste de Lina, et avec une photo, il ne devrait
    pas avoir de mal à la retrouver. Ça devait arriver. Cette jeune muyo
    était vraiment trop insouciante. Il n'était pas vraiment attaché à elle
    cependant, et Milly serait sûrement très contente de trouver un
    prétexte pour la mettre dehors. Pourtant, il n'aurait pas la conscience
    tranquille s'ils devaient finalement la laisser tomber. Un détail avait
    retenu son attention pourtant : Ce n'était pas la milice locale qui
    recherchait Lina. Enfin si, dans le sens où elle recherchait toujours
    le voleur d'un des plus gros diamants de la galaxie. Mais elle ne
    semblait pas connaître son identité. Quelqu'un d'autre recherchait
    Lina. Quelqu'un d'autre pouvait lui en vouloir pour n'importe quoi.
    Quelqu'un d'autre pourrait être moins compréhensif que la milice
    locale. Et la milice locale n'était pas réputée pour être
    compréhensive. Il arriva au Deep Purple presque à bout de souffle, se
    précipita vers la salle commune, ouvrit la porte...


    « Milly, je crois que... »

    Autour d'une table basse, Milly, Lina et Gon était en train de
    boire un café avec un étranger. Habillé d'un costume d'un autre age,
    l'homme présentait bien, quoiqu'un peu Has Been. Cheveux lisse et
    petite moustache fine, toute son apparence était sans faux plis.
    Généralement le genre de personne que Milly ne pouvait pas supporter
    plus de cinq minutes. Pour ça défense, il était suffisamment
    décontracté, sans paraître sans gène, pour faire oublier son aspect un
    peu trop « gentleman ». Lina semblait mal à l'aise, ce qui était pour
    le moins inhabituel chez elle.

    « Ah ! Cid, tu tombe bien. Où as-tu encore été traîné cette fois ?
    Tu ne me ramènes personne d'autre cette fois, j'espère ! » Milly avait
    un certain don pour retourner le couteau dans la plaie. Elle ne césser
    de lui sortir ce genre d'allusion à chaque fois qu'elle le croisait
    depuis l'incident.


    « Heu... non, bien sur... balbutia-t-il. Je suis juste faire un tour...


    - Tu avais quelque chose à dire ?


    - Ça peut attendre.


    - Parfait »

    Milly lui fit son plus beau sourire et lui fit signe de s'assoire.
    Quelque chose clochait, et Cid se dit qu'il n'allait pas tarder à
    savoir quoi au juste. Milly allait lui expliquer dans quelques
    secondes.

    « Bien, tout d'abord, permet moi de faire les présentations : Le jeune
    homme que tu vois ici s'appelle B.R.. Il est chasseur de prime. B.R.,
    voici Cid, ingénieur de son état.


    - Enchanter, fit B.R.


    - Heu... et bien moi de même... répondit Cid légèrement dérouté. Qu'est-ce qui vous amène sur ce rafiot ?


    - Les affaires, mon cher. Figurez-vous que j'aide un père à retrouver sa fille fugueuse.


    - Ah ? Très bien, très bien ! »

    Cid se détendit soudainement. Tout allait se résoudre dans le
    calme, sans dommages collatéraux. La suite des évènements ne le
    concernait plus, il n'avait plus qu'à devenir spectateur.

    « Bien reprenons, fit Milly, Pourquoi devrais-je vous laisser
    embarquer un de mes membres d'équipage ? Il se trouve que j'aurais
    besoin de ses services très prochainement.


    - Et bien tout d'abord, je suis payer pour m'assurer que mademoiselle Lina Uzagihunter retourne chez elle saine et sauve.

    - Et bien vous pouvez toujours dire à papa que je vais bien ! Je
    vous ferai une lettre si vous voulez, intervint Lina. Il s'inquiète
    toujours trop !


    - Et toi tu ne t'inquiète sûrement pas assez ! Répliqua Milly. La preuve en est que ta petite escapade risque de tourner court.


    - Mais... J'ai gagné une place sur ce vaisseau ! Vous n'avez pas le droit de m'expulser comme ça !


    - Je n'ai pas l'intention de t'expulser, mais je pourrais très bien te laisser te débrouiller avec monsieur B.R.


    - B.R. tout court s'il vous plait, intervint l'intéressé, un sourire aux lèvres. »

    B.R. et Lina ne connaissaient pas bien Milly, et cela se voyait.
    Les deux était convaincu que Milly allait laisser B.R. faire sont
    travail est ramené l'oisillon au nid en le remerciant, malgré l'entré
    en matière qui indiquait le contraire. Pour Cid, il était évident que
    sa jeune amie faisait face à un dilemme terrible, et que ni elle ni lui
    ne savait encore comment les choses allaient finalement se décider.


    « Et pourquoi pas ? » Lança-t-il finalement. Quatre paires d'yeux se tournèrent vers lui à l'unisson.

    « B.R., vous êtes un chasseur de prime. Vous avez sûrement une MS ?
    Ou bien vous faite se boulôt en vue de vous en procurer une ?

    - Je fais surtout ce boulot parce qu'il paye bien et qu'il me
    fallait un peu de calme après mes dernières primes. Et je suis bien
    propriétaire d'une MS. Un Alt-Eisen pour être précis.


    - Bonne idée Cid ! Fit Milly. C'est une bonne occasion de voir ce que notre « hôte » vaux réellement en combat.


    - Hein ! Mais... déclara Lina affolé.

    - Prouve-moi que tu as ta place à bord, et je l'empêcherais de
    t'emmener. Dans le cas contraire, je l'y aiderais. Je t'enfermerais
    dans un sac s'il le faut. »

    Le ton de Milly faisait naître une affreuse certitude dans l'esprit de
    Lina : Elle l'enfermerait vraiment dans un sac si elle l'y obligeait.


    « Mais c'est stupide ! Protesta B.R.. Je risque de la blesser moi-même !

    - Ne la sous-estimez pas, répondit Milly, elle sait se servir de sa
    MS. Et si vous gagnez, je compte sur vous pour la remplacer comme
    membre d'équipage de ce vaisseau !


    - Vous êtes fous !


    - Ne vous inquiété pas, je ne tiens à abîmer aucun outils de travail... »







    Zéro G, Pas d'armes, quelques astéroïdes et une zone de combat de
    un kilomètre au cube. D'ailleurs, c'était un cube ! Bien entendu, tous
    les coups étaient permis, le but étant de faire sortir son adversaire
    de la zone de combats, sans blesser le pilote si possible. Pas si fous
    que ça finalement. Les deux MS se tenaient à cinq cents mètres l'une de
    l'autre, attendant le signal du début du combat, et B.R. analysait la
    situation. Pour un environnement Zéro G, la zone de combat était
    franchement exiguë ! Même pour des MS moyennement rapides comme le Alt
    et le Crossbone, un kilomètre n'était vraiment pas grand chose.
    Heureusement, son Alt-Eisen était comparable en agilité au MS de la
    jolie muyo. Il avait pris soin de lire les caractéristiques de l'engin
    volé : Si le technicien de l'équipage de Milly n'y avait pas touché, la
    partie serait équitable.

    Une fusée éclairante traversa le « ring » improvisé. C'était le
    signal ! B.R. fonça droit sur son adversaire qui esquiva au dernier
    moment, s'appuyant sur son Alt-Eisen au passage pour se propulser vers
    un astéroïde. Le mouvement avait fait perdre son équilibre à B.R. qui
    réussit à maîtriser sa MS à une petite centaine de mètres du bord de la
    zone.


    « Ben alors, mon grand ? fit la voix de Lina dans le communicateur. T'arrive plus à voler ?


    - Tu ne perds rien pour attendre ma p'tite ! »

    Repartant à l'attaque, B.R. pris soin de n'utiliser ses propulseurs
    que pour rejoindre le premier astéroïde venu. Puis, sautant de l'un à
    l'autre, les repoussants dans tous les sens, il arriva rapidement sur
    Lina qui s'enfuit une fois de plus. Seulement cette fois, B.R. avait
    mieux préparé son coup, et le Crossbone se retrouva juste dans la
    trajectoire d'un astéroïde bien décidé à sortir de la zone
    d'affrontement. Lina esquiva tant bien que mal, tandis que B.R.
    attaquait une nouvelle fois : Une charge de front que Lina reçu de
    plein fouet. S'aidant à la fois de ses propulseurs et des astéroïdes
    qui traversait l'aire de combat, le Crossbone réussi néanmoins à se
    rétablir de justesse. Cette fois, c'était elle qui était à moins de
    cent mètres de la défaite.


    « Et bien alors ? fit à son tour B.R.. On manque d'attention on dirait...


    - Tu ne te débrouille pas trop mal finalement.


    - Et si tu attaquais un peu pour changer ?


    - Pourquoi pas... »

    B.R. n'aimait pas le ton de cette dernière réplique. Elle lui
    rappelait un chat qui veut jouer avec sa proie. Bah ! Elle risquait
    d'être déçu.

    Soudain, le Crossbone parti avec une agilité surprenante, prenant
    presque B.R. au dépourvu. Il esquiva la première attaque de justesse,
    puis se mit en mouvement lui aussi. Les deux MS se cherchèrent alors
    plusieurs minutes, se trouvant de temps en temps, se donnant de
    violents coups de pieds, de poings ou d'épaules pour essayer de faire
    sortir l'autre de la zone, sans que ni l'un ni l'autre ne prenne
    d'avantage décisif. Le Crossbone de Lina virevoltait parmis les
    astéroïdes avec une agilité féline incroyable pour une MS, Tandis que
    le Alt-Eisen se contentait de mouvements simples mais efficaces, tous
    les deux frôlant les limites imposées sans jamais les dépasser, sautant
    d'astéroïde en astéroïde sans jamais s'arrêter.

    Soudain, un rocher plus petit que les autres échappa à la
    vigilance de B.R. et le fit basculer. Lina n'attendit pas, et se jeta
    sur le Alt qui fini hors de la zone à cause du puissant coup d'épaule
    du Crossbone.

    Les deux MS immobilisées, il y eut un moment de calme, les deux
    pilotes reprenant leurs souffles, puis tous les deux éclatèrent de
    rire... Il continuèrent de rire une bonne dizaine de minutes.




    « Bienvenu sur le Deep Purple ma grande ! Déclara Milly quand Lina
    fut enfin rentrée dans le vaisseau. Un beau combat, tu peux être fière
    !


    - He! He! He! On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement!


    - Alors que vas-tu faire maintenant, fit Milly à B.R. qui avait garé son MS dans la soute du Deep Purple.

    - Et bien, c'est embêtant ! Je ne peux pas retourner voir son père
    en la laissant ici. Et je ne peux pas non plus briser le contrat, c'est
    contre mon éthique !

    - Il y a bien une solution... » Milly avait un grand sourire aux
    lèvres. Le genre de sourire qui signifie qu'elle vous a eu et que vous
    n'y pouvez plus rien.


    « Ton travail est de veiller à ce qu'elle rentre saine et sauve chez elle, c'est bien ça ?


    - Précisément.

    - Alors je t'offre l'occasion de veiller à ce qu'il ne lui arrive
    rien jusque là ! Bienvenu à bord mon cher ! Vous êtes notre sixième
    membre d'équipage !


    - Quoi ? Mais...


    - Ouais ! Reste avec nous ! Je te dois une revanche en plus ! Dit Lina qui s'était jeté à sa taille.


    - Bon, et bien je suppose que je n'ai pas le choix, constata B.R. en haussant les épaules. »


    Puis après quelques minutes de réflexion, il mis le doigt sur un petit détail qui le chiffonnait :


    « Tu as bien dit que j'étais le sixième ? »


    Milly souri :


    « Le cinquième vient de se qualifier pour les demi-finals ! »


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  • « Cette fille est impossible !!! » Le vieux chef
    mécanicien de la colonie tremblait d'un mélange d'énervement, de rage
    et d'envie de meurtre. Tous ces sentiments positifs n'avait pour cible
    qu'une seule personne : La jeune pilote de la cité dont le caractère
    (mauvais, bien entendu) faisait déjà légende depuis les deux semaines
    d'existence de la colonie.

    « Impossible de la faire tenir en place ! On a à peine le temps de le
    réparer qu'elle s'en va l'abîmer à l'autre bout de cette foutu planète
    ! Et le pire, c'est qu'elle me tient pour responsable des dégâts que
    subit « son » Best of Univers. Foutu bonne femme !!!


    -Ca, il n'y a pas d'doute ! c'est bien la fille de son père !


    -M'en parle pas... il m'en a fait voir de belle celui-la ! J'ai été
    obliger de remettre en état son Ritton tellement de fois que je
    pourrait en reconstruire un sans aucun plan les yeux fermé et les mains
    attaché dans le dos. Bah, lui au moins ne me rejetait pas tout le temps
    la faute dessus. Et puis surtout, il s'impliquait davantage pour les
    réglages.


    -Laisse lui un peu de temps, tu sais mieux que quiconque qu'elle sort d'une période difficile.

    -Ouais je sait... Ce vieil imbécile de pilote ! C'était vraiment pas
    chics de disparaître de cette façon. Sa femme ne désespère pas qu'on le
    retrouve un jour tu sais ? C'est pour ça qu'elle n'a pas suivit la
    Vague sur cette affreuse planète. »

    L'ingénieur hocha la tête tristement. Le vieux avait raison :
    cette planète n'était vraiment pas accueillante, quoi qu'en dise
    certain. La colonie avait réussie à trouver une de ses rares régions
    côtières pour s'implanter, mais le climat était décidément bien trop
    chaud pour lui. En revanche, il ne s'inquiétait pas trop pour la petite
    : elle c'était retrouvée seule dans un temps beaucoup trop court, mais
    elle était solide est elle s'en remettrait. Elle avait de qui tenir,
    que ce soit du coté du père ou de la mère, et d'après ce qu'il en
    savait, elle avait plus de caractère que ces deux phénomènes réunis. Le
    principale problème était qu'elle avait encore du mal à accepter ses
    limites. Elle était déjà une pilote très douée malgré son jeune age,
    mais son arrogance l'empêchait d'utiliser ses capacités à son maximum.
    Mais la colonisation ne faisait que commencer. Elle aurait bien le
    temps d'apprendre l'humilité...




    Harnachée dans son module de simulation, Millenium se concentrait
    sur ses exercices. Elle passait beaucoup de temps dans le simulateur :
    cela lui permettait de ne pensait à rien d'autre, quand elle ne se
    battait pas avec son GundamZ...

    Le GundamZ... Son mode de pilotage était radicalement différent de
    celui du WeissRitter, mais il lui convenait mieux. Déjà, les angles
    morts était bien plus réduit dans le cockpit de cet engin. L'adaptation
    avait été assez rapide et elle pilotait maintenant bien mieux son
    GundamZ qu'elle n'avait jamais piloté Hibiki, le Ritton que ses parent
    avait transformé en véhicule « civil ». La plus grosse difficulté avait
    été de s'habitué à cette fichue impression de vulnérabilité, mais elle
    se disait que cela pourrait peut être lui éviter les erreurs de son
    père.

    La simulation l'a mettait au prise avec un GundamDeathScytheHell,
    un robots plutôt redoutable a la sorti de l'usine mais qui manquait un
    peu de possibilité d'évolution. La meilleure tactique a adopté face à
    ces saletés, c'était de gardait suffisamment de distance et de tiré
    dessus avec son Hyper Mega Launcher. Cela semblait simple mais en
    vérité, le GDSH avait assez de vitesse pour rendre la chose plus
    compliqué. Et bien entendu, il savait se servir du relief.

    Le GundamZ virtuel attendait, au milieu d'une clairière numérique, la
    bonne occasion pour tirer sur son adversaire. La tension était assez
    haute, mais Milly avait encore suffisamment d'énergie pour plusieurs
    tir meurtrier, même sans l'energy tank que le GDSH avait détruit au
    cour de l'assaut précédent. Rompre le combat au corps à corps avait
    nécessité ce sacrifice. Elle attendait qu'il veuille bien se montrer.
    Quelque chose bougea derrière elle qu'elle ignora. Elle savait où était
    son adversaire, le leurre ne prendrait pas cette fois. Son adversaire
    fit mine de sortir de son trou. Elle ne bougea pas. Pas encore.
    L'adversaire n'était pas encore assez dégagé pour qu'elle puisse tirer
    à coup sûr. L'ennemis n'hésita pas une seconde fois : bondissant hors
    de son trou à droite du GundamZ, il lui fonça directement dessus,
    commettant l'erreur de pensé que l'effet de surprise et sa rapidité
    suffiraient à l'amener à porter de Beam Scisors. Malheureusement pour
    lui, la surprise n'était pas là, et le robot de Milly n'était pas
    non-plus parmi les plus lents : elle ajusta soigneusement la visé et
    tira en mode Spirit. Le premier coup entama sérieusement l'intégrité du
    GDSH et le stoppa juste le temps pour Milly d'envoyer un deuxième tir
    aussi puissant qui eu raison de la carcasse de son adversaire.

    S'extirpant du module de simulation, la fille de Darfeld eu un
    sourire triste : les simulations était vraiment trop fades. Ce n'était
    pas une question de difficulté : elle ne pouvait vraiment ressentir la
    bataille qu'en combat réel.

    ***

    Ca aurait pu être une très belle journée. Le
    ciel magnifiquement noir était zébré d'éclair magnifique, éclairant le
    paysage marin. Des lames de fond gigantesque venaient se briser sur des
    falaises de vingt mètres, passant même de temps en temps par dessus. La
    balise marine à l'horizon était étonnement visible entre deux vagues :
    si on ne tenait pas compte d'une pluie plutôt timide, la visibilité
    était excellente. Milly était déjà dans son Best of Univers lorsque le
    YuuBrain avait été repéré. Elle avait eu juste assez de volonté pour
    résisté à l'envie d'aller voir le bord de mer déchaîné à pied, ce qui
    lui aurait certainement coûté la vie emporté par une lame de fond. Le
    Gz ne risquait rien, lui.

    Et puis il y avait eu se trouble fête ! Pas moyen de se reposer
    deux fichus minutes dans ici ! Elle lui ferait regretter de l'avoir
    déranger.




    « Quel temps de merde ! » Le vieille « homme ne partageait pas la
    même vision poétique de la tempête que son pilote. Surtout quand il
    devait venir travaillé à pied. Les imperméables pouvaient toujours être
    de plus en plus imperméables, il ne le restait jamais plus de 10
    minutes. A vrai dire, le vieux mécano avait abandonné l'idée d'arriver
    sec au hangar les jours de pluie depuis bien longtemps : il refusait
    même de mettre un semblant de manteau ces jours là, partant du principe
    que moins il aurait de couche de vêtement sur lui et plus vite il
    serait sec une fois sur place. La tasse de café brûlant qu'il tenait
    dans ses mains avait pour lui un air d'amie intime pour qui il aurait
    sacrifié beaucoup.

    « Tu devrais quand même prendre au moins un pépin, Gon. Tu va finir par chopper la crève a se train là.


    - Tu sais bien que c'est une mauvaise idée un parapluie sous un orage !
    Et puis avec se vent, il finirait déchiqueté ou envolé, à moins que je
    ne m'envole avec lui...


    - Cette dernière solution me parait improbable. Même un Zambot3 ne pourrait pas te renverser.


    - Cid, t'es rien qu'une enflure »

    Cid préféra abandonner le sujet. Plus facile de changer la
    trajectoire du soleil que de faire changer d'avis à cette vielle
    bourrique. N'importe comment, le vieux Gon ne devrais pas venir en
    T-shirt sous de pareille conditions météo.


    « Comment avance le nouveau réservoir d'énergie ?


    - La construction avance bien... le prototype devrais être terminé quand quelques jours.


    - Bien ! Comme ça au moins elle arrêtera de se plaindre de l'autonomie de son arme.


    - Pas sûr... Et pour les améliorations du blindage tu prévois quoi ? »




    Milly voyait enfin sont adversaire. Il était encore très loin mais
    le zoom du Gundam lui permettait d'avoir une image correcte. Le Yuu
    était rapide ! il fut a porté de tir en un rien de temps et tira. Un
    coup de Brainber (Shoot) pensa la jeune pilote, il cherchait à la
    tester. Elle esquiva sur la droite et fonça en avant. Quelques tirs
    atteignirent le Best of Univers avant qu'il n'est pu se mettre a
    couvert. Les dégâts, bien que sensiblement sans conséquences sur les
    performance sur mécha, avait sérieusement endommagé la coque. Milly
    préféra ne pas prendre de risque et engagea la procédure de réparation
    du Gumdam. Elle ne pourrais pas tenir indéfiniment en ne faisant que
    réparer les dégâts. La réparation était gourmande en ressources, et
    celle-ci n'étaient pas inépuisables. Tentant le tout pour le tout, le
    Best of Univers sortit de son couvert momentané à une distance de tir
    optimale, et utilisa toutes ces ressources pour détruire son adversaire
    d'un tir meurtrier.

    Soudain, quatre fusée flash explosèrent, réduisant la visibilité
    de Milly à zéro. Jurant, elle tenta de localiser son ennemis invisible
    avant de prendre un mauvais coup... Les procédures lancé, impossible de
    les arrêter, et après ça, elle n'aurais plus que ses armes pour ce
    défendre, ce qui ne serais probablement pas suffisant. Il ne lui
    restait pas beaucoup d'espoir de toucher ça cible... Une chance sur un
    million ?


    Millenium sourit, et pressa la détente.

    ***

    « Putain de grand truc jaune !!! » jura Milly
    dans sa radio. Le Truc jaune en question était un grand robot de modèle
    Izam The Third, plus communément appelé ITT par une majorité de
    personne qui trouve le nom entier trop prétentieux. Milly faisait parti
    de ses gens là, et en aurait été fière si le fait avait été
    remarquable. Mais le ITT était vraiment trop moche, et l'horrible et
    seule couleur qui était proposé sur ce model, un jaune beauf qui
    donnerait une grippe intestinale à un caméléon adulte, n'arrangeait
    évidemment pas les choses... Elle se demandait bien quel esprit glauque
    et dérangé avait bien pu pondre le design de cette chose, et si elle
    l'avait su elle aurait pris quelque jours de congé pour aller lui réglé
    son compte et l'empêcher de récidiver.

    « Tu m'as bousillé la peinture ! »


    Les deux robots se battaient depuis quelques minutes déjà et les deux
    pilotes usaient de stratégies similaires jusqu'à présent : Le ITT
    encaissait les coups et s'auto-réparait de temps à autres, attendant
    que le gundam s'essouffle tendit que Milly préférait esquivé la plupart
    des coup, histoire de ne pas gaspiller trop de ressource en réparation.
    L'un était complètement à découvert pour, d'une part, avoir un champs
    de vision dégagé, et surtout pour que tout le monde le voit – on ne
    choisit pas se genre de robots pour passer inaperçu – en bon vieux
    m'as-tu-vu qu'il était, l'autre préférait resté cacher entre deux
    échanges de tirs pour temporiser un peu. Milly n'était pas pressée.
    Cette fois, c'était elle l'assaillante, et un bon prédateur sait
    s'armer de patience. En outre, elle ne risquait pas de voir sa colonies
    endommagées pendant se combat, ce qui était quelque chose de grand pour
    sa tranquillité intérieure. Elle ne connaissait pas le terrain, ne pas
    avoir à se soucier des dommages collatéraux lui avait permit de
    reprendre l'initiative... Pour le moment.




    Les protocoles de combats avaient été améliorés depuis la rencontre
    avec le YuuBrain. Si leurs efficacités respectives étaient
    approximativement les mêmes, ils était moins gourmant en énergie. En
    outre, la capacité de stockage de l'énergie du Best of Univers avait
    considérablement augmentée. Il ne s'agissait pas du même réservoir
    énergétique que celui des armes : d'une part, l'énergie était stocké
    sous une forme différente, et d'autre part, en raison de la nature de
    cette forme, elle était protégé au cœur même du robots. Milly n'avait
    rien compris à tout ces aspects techniques mise à part que ce stock là
    n'était pas rechargeable en cours de combat, qu'il fallait une
    troisième source différente pour faire bouger le robots et que cette
    dernière était virtuellement infini. Il était apparemment techniquement
    impossible d'utilisé cette dernière source miraculeuse pour toutes les
    consommations d'énergie, mais c'était comme ça et après tout, cela ne
    la passionnais pas vraiment.




    Milly vérifia les jauges d'énergie des armes et des fameux
    protocoles... il ne lui restait que juste ce qu'il fallait pour une série
    de tirs effroyables qui mettrait certainement en pièce le robots en
    face. Mais elle devait être sur qu'il ne se réparerait pas à se moment
    là. Elle sortit le beam-rifle, sortit de son couvert et fit feu. Une
    série explosion retenti sur la coque du ITT qui restât malgré tout de
    marbre, tandis que le gundamZ regagnait un autre couvert. Les Robots de
    combats n'ont aucun moyen de modifié la géométrie de leur carrosserie
    faciale vu le peut d'utilité d'une telle fonction, sans parler des
    problèmes technologiques que cela pourrait soulever, le ITT ne pouvait
    donc pas sourire. Pourtant celui-ci arrivait à ce donner un air
    suffisant, signifiant clairement que la fin du combat ne faisait plus
    un plis, et que si elle pouvait se dépêcher de sortir de son trou pour
    se faire latter se serait bien parce qu'il avait un bridge à cinq heure
    et qu'il commençait à se faire tard. « L'imbécile ! » dit tout haut
    Milly à personne en particulier. Rangeant son beam-rifle, elle fit le
    tour de son adversaire pour se mettre dans son dos. Opération plutôt
    facile étant donné la baisse d'attention de son adversaire. Etait-il
    stupide ? Elle allait vérifié ça dans l'instant. Elle prépara son Hyper
    Mega Launcher et engagea les procédures d'attaques. Bondissant hors du
    couvert elle se mit en position de tir. Le ITT c'était retourné
    confiant dès qu'elle s'était montré, prouvant qu'il ne l'avait malgré
    tout jamais vraiment perdu de vu, mais il était trop lent pour réagir à
    la suite des évènements. Le premier tir envoya voler le bras droit du
    monstre jaune, le second fut lui fut fatal. Milly eu juste le temps de
    voir le pilote s'éjecter avant que cette fichue horreur ambulante de
    ITT n'explose.


    « Bon Bridge l'ami, j'ai des courses à faire. »




    Le plafond avait besoin d'être refait, pas de doute la dessus.
    Allongé sur son lit, Milly le fixait depuis près d'une heure et cette
    conclusion s'imposait d'elle-même. Evidement, ce n'était pas une de ses
    priorités, elle avait d'autres choses auxquels penser. Elle ne voulait
    pas y penser mais malgré son étude profond du plafond de sa chambre,
    elle n'arrivait pas à exclure ces choses là de son esprit. Face à son
    lit, l'écran de son pc – Milly avait hérité de la répulsion d'une des
    personnalités de son père pour l'immersion total dans le cyber-word –
    affichait un message en provenance d'une planète lointaine où elle
    avait passé l'année précédente à étudier. Elle avait trouvé se message
    en rentrant chez elle après ce combat contre cet horrible tas de
    ferraille de ITT.

    Son imbécile de père n'était donc pas mort... Si seulement il avait
    laissé plus d'indice quant à sa localisation actuelle... Il avait dit
    qu'il reviendrait... Mais quand ? Bah, quand il le voudrais. Son père
    avait gagné son surnom de chat noir bien avant de se trouver affublé
    d'une double personnalité. Personne n'avait vraiment rien put faire
    pour calmer son caractère indépendant. Pas même sa femme. Elle avait
    décidé de partir à sa recherche après avoir reçu de ses nouvelles. De
    l'avis de Milly, sa mère avait tord : un chat retourne toujours vers
    celui qui le nourris, et son père était d'une étrange fidélité toute
    canine en se qui concernait la femme qu'il aimait. Si il n'était pas
    encore revenu, il devait y avoir une excellente raison.


    Milly se retourna dans son lit... Elle ne réussirait pas à dormir se soir...

    ***

    « Tu peut me dire se qu'on fout là ? » Le vieux
    Gon tournait en rond devant la machine à café. Cid se demandait comment
    le vieux meccano aurait pu vivre sans café. C'était devenu pour son ami
    un besoin – presque – naturel.


    « Allons, allons... Je suis sur que tu aurais été vexé si elle ne te l'avais pas demandé.


    - pff... fit Gon en haussant les épaules.

    - Mais si, mais si... Sans compter que nous ne pouvions pas la
    laisser partir toute seules. Ses parents ne nous l'aurais pas pardonné.
    Je n'ai pas envi d'expliquer à Jennifer que sa fille a disparu, qu'elle
    est probablement parti sur une route incertaine à la recherche de sont
    père et que étant partie seule, elle risque fort de se retrouver dans
    des draps encore plus sales au moindre pépin sur son GundamZ.


    - Je croyais qu'elle aussi était parti à sa recherche...


    - Et bien je n'ai pas envi d'être là-bas si jamais elle décidait de venir dire bonjours en passant.


    - Hum... évidemment, vu comme ça... »

    Gon soupira... la petite n'avait certes pas un caractère facile, mais
    sa mère avait largement plus d'expérience dans le domaine de la
    mauvaise humeur ravageuse. Il ne tenait pas à affronter ça une deuxième
    fois.

    « Quand même... je l'aimais bien moi cette colonie. J'ai toujours rêvé d'habiter en bord de mer.


    - Fais toi une raison. Tu es l'homme le plus à même de t'occuper du
    Best of Univers. Quant à moi, je suis le seul à posséder un bâtiment
    privé comme celui-là.

    - Hum, je dois reconnaître qu'il est bien aménagé, remarqua le
    vieil homme en louchant sur la machine à café, mais tu ne m'as toujours
    pas dis comment tu te l'étais procuré. »


    L'ingénieur le gratifia d'un sourire terrifiant : « Ca, c'est mon secret ! »




    La Rue. Un canal underground du cyber-world qui n'était accessible
    qu'en immersion totale. Milly détestait l'immersion totale : c'était
    trop ou pas assez réelle. Les informations visuelles et auditives était
    d'une qualité irréprochable mais il manquais trop de sensation par
    ailleurs pour s'y sentir réel. On y avait aucune sensation du toucher
    par exemple, et c'était vraiment gênant. Cid lui avait objecté qu'elle
    n'avait pas non plus véritablement de sensation à se niveau là en
    pilotant son gundam, ce à quoi elle avait répondu que même si c'était
    indirecte, elle ressentait tout de même chaque choc, chaque collision,
    chaque contact sur n'importe quel partie de son robots, en tous cas
    lorsque c'était important. Les vibrations qui traversaient le cockpit
    étaient suffisamment parlantes. L'immersion totale dans le cyber-world
    n'offrait rien de semblable. Cependant, la Rue était le meilleurs
    endroit pour trouvé une information, quelqu'elle soit, et les
    informations qu'elles cherchaient ne pouvait pas être ailleurs. Non
    qu'elle n'est pas essayé avant d'autre canaux plus traditionnel par
    acquis de conscience, mais elle avait bien due se résigner : si les
    informations qu'elle voulait existaient, elle ne pouvais pas se trouver
    ailleurs.

    La Rue était bien plus qu'une simple route bordée d'immeubles fictifs
    en réalité. Elle avait atteint les dimensions d'une gigantesque
    mégapole planétaire, avec a peu près autant de « résidents permanents
    ». On y croisait toutes sortes d'avatar plus ou moins bien réussis,
    allant de l'elfe toutes époques au chimère mi-homme mi-animal en
    passant par de grotesques aliens difformes, voir même des bittes
    géantes. Milly avait opté pour une légère modification de sa véritable
    apparence, avec des oreilles de renard à la place des siennes, une
    jolie queue du même animal, ainsi qu'une légère fourrure rousse. Son
    corps ainsi transformé était habillé décontracte : short et t-shirt
    roses unis. Ce n'était pas parce qu'elle n'aimait pas l'endroit qu'elle
    ne se souciait pas de son apparence. En outre, les habitué de la Rue
    étaient toujours plus enclins à aider quelqu'un avec un avatar agréable
    qu'une bitte géante.

    Sortant d'un cyber-pub abattue par une nouvelle après-midi de
    recherche infructueuse, elle n'avait toujours pas remarqué pas le chat
    noir qui l'observait couché sur une des tables de l'établissement.

    « TU N'EST PAS ALLER LUI PARLER ? fit une silhouette encapuchonnée qui
    était programmé pour être invisible à la plupart des utilisateurs. Le
    chat était un des privilégiés à pouvoir le voir et l'entendre.


    - Non c'est mieux comme ça. Elle devra me trouve par ses propres moyens. Enfin ce n'est pas vraiment mon problème.


    - TECHNIQUEMENT, TU ES QUAND MEME SON PERE.

    - Techniquement seulement. Son véritable père c'est l'autre crétin
    tu le sais. Je me demande vraiment ce qui lui est passé par la tête à
    celui là.


    - TU ES LE MIEUX PLASSER POUR LE SAVOIR. »


    Le chat opina distraitement du chef. Non, se disait-il cela ne le regardait pas. C'était SON problème.




    A bord du Deep Purple, cargo de type VD-78, deux hommes, une jeune
    fille et un gundamZ s'occupaient de leur mieux en attendant la
    prochaine escale. En se qui concernait le dernier « membre » de
    l'équipage, la tache n'était pas trop difficile. Pour les trois autres,
    la cohabitation se passait plutôt bien pour le moment. C'est à dire que
    le vieux Gon et la jeune Millénium ne se disputaient pas plus de deux
    fois par jours. Cid préférait quant à lui esquiver tout affrontement,
    et se tenait loin des prises de becs de ses camarades, dès fois qu'on
    veuille le prendre à parti.

    Milly se tenait au courant de la situation de la colonie. Avant de
    la quitté, elle avait pris soin de désigné un remplaçant – Gon avait
    nommé un de ses gars mécano en chef – et elle voulait savoir comment il
    s'en sortait. A vrai dire, elle culpabilisait un peu de partir au
    milieu de la saison, mais ce Jerrid Messa devrais pouvoir assuré la fin
    de la colonisation. Seule dans le cockpit de l'appareille, Millénium
    Fellina Neko observait les étoiles défiler à toutes allures et
    s'endormie.



    ***

    Le Deep Purple, cargo de type VD-78, traversait
    paisiblement l'espace qui le séparait encore de la Station Service du
    champs d'astéroïde CA-247 dans le silence glacé qui accompagne souvent
    le vide intergalactique. La technologie avait beau évoluer, il y avait
    toujours un foutu réservoir à remplir pour faire avancer son moyen de
    transport. L'hydrogène devenait hors de prix ces temps-ci. Et cette
    foutue veille carcasse qui les trimballait consommait quatre fois plus
    qu'un cargo neuf. Cid épluchait les sites des différents
    concessionnaires – sur écran bidim, l'interface immersion total ayant
    été annexée par la jeunesse – en quête d'un remplaçant pour ce bon
    vieux tas de boulons. Milly entra dans le cockpit et pris la place du
    commandant sans un mot. Son silence n'en était pas moins éloquent pour
    le vieux mécano :





    « Tu les as tous vu ?

    - seulement les ceux que tu m'as conseillés... Il n'est pas mauvais,
    mais il manque de discernement. Je ne peux pas vraiment le blâmer,
    c'est moi qui l'ai choisit, et il fait de son mieux.

    - Tu n'as pas à culpabiliser comme ça. Au moins tu n'es pas partie
    sans choisir ton successeur. La Colony 333 serais déjà tombé sinon. Et
    elle peut encore tenir d'ici la fin. Quoiqu'il en soit, le sort de la
    colonie n'est plus de ton ressort. Par contre, le jeunot à quelques
    tactiques intéressantes tu n'crois pas ? »





    Milly ne répondit rien. Elle se repassa le dernier combat enregistré qu'elle venait de voir :




    Le Great Mazinger était arrivé par le sud-ouest. Apparemment peu
    soucieux d'être touché par les armes de son adversaire, il avait
    choisit d'attaqué par le coté bord de mer moins riche en couvert de la
    colonie. Le GundamZ testa le blindage de son adversaire par un tir a
    pleine puissance, mais le résultat fut des plus décevant, encore que
    pas tous à fait inattendu. Dire que le Great Mazinger n'avait subi
    aucun dommages de l'attaque eu été exagéré, mais le blindage du monstre
    d'acier avait considérablement réduit l'impact du tir. Pour couronner
    le tout, l'assaillant se payait le luxe de se régénéré, annulant ainsi
    complètement un coup boosté de Hyper Mega Launcher. Levant à son tour
    son arme, il visa le Gundam qui esquiva facilement. L'attaque creusa
    une gorge gigantesque où s'engouffra bientôt la mer.

    Le combat se déroulait à une vitesse incroyablement lente : le Great
    Mazinger ne paraissait pas pressé, confiant en son armure, et le
    GundamZ voulait surtout éviter de gaspiller inutilement ses ressources.


    Le Great Mazinger allait tôt ou tard briser le rythme en accélérant
    brusquement, avait analysé Milly. Il avait plus confiance en son armure
    qu'en ces armes et il voulait sûrement profiter d'un effet de surprise.


    Ce fut effectivement le cas, mais l'effet de surprise fut
    lamentablement raté. Le GundamZ donna l'impression de n'avoir attendu
    que ce moment pour agir. L'imbécile n'avait pas été assez patient, il
    allait payer son empressement au prix fort !

    Le GundamZ, qui c'était contenté de quelques tirs sans conviction
    tandis qu'il esquivait en attendant son heure, accéléra d'un coup pour
    se retrouver derrière son agresseur. Le tir a pleine puissance fut
    aussi bien encaissé que le premier, mais cette fois le Great Mazinger
    ne se régénéra pas. Il pivota le moins lentement qu'il pu pour essayer
    d'avoir le Gundam, utilisant sans doute ces dernières ressources. Le
    tir suivant fit plus de dommages. Apparemment l'armure aussi
    faiblissait, ce qui était plus qu'encourageant. Plus que deux tirs et
    le colosse serais certainement hors d'état.

    Finalement, un dernier coup suffit. L'Hyper Mega Launcher avait réussi
    à atteindre un réacteur, ce qui ne laissa aucune chance à l'assaillant
    du jour.

    Tournant le dos au champ de bataille, le GumdamZ revint vers la
    colonie en ruine pour rentrer au hangar. Des quartiers entiers de la
    colonie telle que l'avait connue Milly avaient été rasés. Cette image
    avait serré le cœur de la jeune pilote. Et elle ne la quitterait
    certainement plus pendant plusieurs jours.




    Le vieux Cid avait raison, elle culpabilisait d'avoir abandonné
    cette colonie. Pourtant, au fond d'elle-même, elle doutait qu'elle
    aurait pus être plus efficace. N'aurais-ce pas été plus difficile
    encore si elle avait été là-bas sans rien pouvoir changer ? Cette pensé
    ne la consolait pas : elle lui donnait juste davantage l'impression de
    déserter.

    Ce qui n'arrangeait pas non plus l'humeur mélancolique de la jeune
    fille, c'était l'absence de résultat concernant la recherche de ses
    parents. Plusieurs semaines de recherche infructueuses dans le
    cyber-world en immersion totale l'avaient mise sur les nerfs et une
    bonne nouvelle ne lui aurait pas fait de mal pour une fois depuis
    qu'elle était partie. Sans même parler de la promiscuité forcé avec les
    deux « vieux ». Elle les aimait bien dans le fond, mais ce cargo
    antédiluvien n'était décidément pas assez grand pour eux trois. Les
    quelques escales planétaires ou orbitales n'avaient apporté que peu de
    détente et beaucoup de frustration en ce qui concernait son père.

    Jennifer c'était trouvée plus facile à pister : elle était partie
    vers la planète Alliance Maui. Une Planète essentiellement maritime
    d'après ce qu'en savait Milly. Là-bas elle devrait pouvoir retrouver
    une amie d'enfance de sa mère.


    Alliance Maui... Milly avait toujours aimé l'Océan. Ce devait être une planète magnifique...

    ***


    Le VolteV c'était posé à une dizaine de kilomètres de la colonie.
    Jerrid connaissait bien ce robot. Les insignes qu'il portait sur ses
    bras étaient reconnaissables. Il avait attaqué et battu plusieurs fois
    son GundamZ ces derniers jours. Et il avait fallu qu'il revienne juste
    avant la fin de la guerre. Jerrid n'avait pas envi d'aller se battre.
    Après tout, il n'allait pas risquer sa vie maintenant, alors que la
    colonie allait survivre quoiqu'il arrive. Au pire elle perdrait un peu
    plus de ses territoires... De cela, Jerrid se moquait éperdument. Son
    boulot serait terminé d'ici trop peu de temps pour qu'il accepte un
    combat stupide où sa défaite été annoncée. La colonie ne mourrait pas
    de cette dernière attaque de toute façon...




    Quelques secondes plus tard, Jerrid se rendait sur le lieu du
    combat, maudissant son orgueil qui l'obligeait à faire face, et l'avait
    poussé dans le cockpit de son GundamZ sans le consulter.

    Le VolteV avait attendu. C'était très gentil de sa part. Il y
    avait dans son attitude quelque chose qui faisait bien sentir que le
    temps n'était pas son souci premier. Tant mieux, Jerrid n'était pas
    pressé non plus. Il regarda rapidement l'horloge de son cockpit puis il
    la désactiva. 23 heures 47... si il se débrouillait bien, il pourrait
    tenir suffisamment longtemps. Il fallait surtout qu'il évite de se
    poser trop de questions à propos de l'heure.




    Le VolteV lui adressa un salut, que le GundamZ lui rendit, puis il
    passa à l'attaque. Une attaque lente, prévisible et de faible
    puissance... cela manquait cruellement de motivation. Jerrid esquiva sans
    peine et se plaça derrière son adversaire pour répliquer. Une réplique
    aussi peu inquiétante que l'attaque initiale du VolteV. Les deux
    pilotes ne voulaient pas gaspiller leur énergie, tout en essayant d'en
    faire perdre un maximum à l'autre avant de porter un coup décisif. Le
    combat risquait de s'éterniser, se qui convenait parfaitement à Jerrid.
    En revanche, le VolteV jouait contre la montre. Il faudrait qu'il se
    décide, sinon il serait trop tard. Pourquoi diable avait-il l'air
    d'avoir tout son temps ? Essayait-il de bluffer ? Croyait-il vraiment
    que Jerrid n'avait pas réalisé à quel moment ils se battaient ? Ou
    bien... Jerrid rejeta la pensé qui naissait dans son esprit : Aucun
    pilote sain d'esprit n'enfreindrait les Lois. En tout cas, il n'y avait
    plus personne en vie pur s'en vanter.




    Le combat continua sans qu'aucun des deux robots n'utilise vraiment ses
    ressources pendant un temps qui sembla une éternité à Jerrid, tandis
    que le moment attendu, la fin de la guerre, se faisait toujours plus
    attendre. Le GundamZ s'efforçait d'éloigner le combat de la citée, sans
    grosse difficulté puisque le VolteV ne semblait s'intéresser qu'au
    combat lui-même. Ses coups, bien que très lent pour le GundamZ qui
    avait largement booster ses accélérateurs depuis la sortie de l'usine,
    étaient d'une grande précision. Il ne visait que des points sensibles
    du GundamZ, et les aurait atteint sans problèmes si il avait était plus
    rapide. Un des rares coups manqués toucha le sol, ne laissa que la
    marque de son poing dans la terre. Comme le pensait Jerrid, ses coups
    n'était destiné qu'à l'inciter à passer à l'attaque, plutôt que de
    subir. Mais Jerrid n'avait aucune intention d'écourter le combat et ne
    mordit pas à l'hameçon. Il savait bien qu'il ne pourrait pas le vaincre
    en fonçant dessus si le VolteV gardait des réserves. De toutes façon,
    ce dernier serais bien obligé de prendre l'initiative avant qu'il ne
    soit trop tard.




    Comme prévu, l'assaillant brisa le rythme sans prévenir, et se jeta
    sur le GundamZ de Jerrid avec une rapidité stupéfiante pour un robot de
    cette carrure. Cependant Jerrid était près : avant même que son
    adversaire n'est fini de prendre son impulsion, il enclencha
    l'hyper-accélération de son robots et esquiva de justesse le coup de
    son adversaire qui termina sa course en s'écrasant par terre. Sans
    perdre un instant, Jerrid se faufila dans le dos de son adversaire et
    tira de son d'Hyper Mega Launcher à pleine puissance. La violence du
    coup renversa le VolteV et l'envoya rouler quelques dizaines de mètres
    plus loin.




    Le deuxième coup frappa pendant que le géant se relevait, le renvoyant
    à terre pour le compte. LE troisième coup ne partie jamais...

    « Clic, clic... » Protestèrent les commandes de tirs, tendis que
    Jerrid jurait en s'acharnant dessus. Il poussa un hurlement et
    entrepris de finir la lutte au beam saber. Son adversaire ne devait
    plus avoir assez de ressource pour ce soigner ou pour attaquer, avec la
    vitesse du Gz, ça allait être un jeu d'enfant. Peut-être allait-il
    gagner tout compte fait...

    Quelque chose attira sont attention, à l'extrémité inférieure de
    son champs de vision. Quelque chose d'horrible. Pas vraiment horrible
    en soit, mais certainement horriblement par ce que ce quelque chose
    signifiait. Un peu le genre de chose comme quand on rêve de spaghettis
    et qu'on ne retrouve plus ses lacets en se réveillant. Jerrid
    contemplait les dégâts causé par la dernière attaque du VolteV : juste
    la trace de son points dans le sol...




    Il eu juste le temps d'échanger le cockpit avec son bras gauche
    quand son adversaire indemne grâce à ses protocoles efficaces
    d'autoréparation l'atteignit avec une violence inouï. Le GundamZ
    manchot se retourna pour faire face à son adversaire, beam saber à la
    main et chargea. Jerrid savait que s'était peine perdue, mais il ne
    pouvait tout simplement pas se résoudre à abandonner le combat. Le choc
    qui résultat de l'assaut fut terrible : le VolteV n'avait évidement
    aucune intentions de se laisser découpé et avait contre-attaqué en un
    éclair, emportant les jambes du Gundam d'un seul coup. Le beam saber
    alla voltigé plusieurs centaines de mètres plus loin.




    Un genou à terre à coté du robot vaincu, le VolteV leva son poing
    pour donner le coup de grâce. Soudain, une alarme retentit dans le
    cockpit de Jerrid. Pas une alarme bruyante annonciatrice de désastre
    comme ce foutu signal indiquant un ennemis approchant la cité ou une
    bête alarme incendie. Une alarme discrète, juste assez forte pour être
    entendu sans tendre l'oreille en plein combat : Minuit ! Il était
    Minuit ! La libération, enfin ! Il avait réussit à protégé la cité
    cette fois-ci. Mais cela risquait de ne pas plaire à son copain au
    dessus de lui...




    Pendant cinq longues minutes qui parurent encore plus longues à
    Jerrid que le combat qu'il venait de subir, les deux robots restèrent
    immobiles. Le GundamZ manchot et cul de jatte, incapable de se mouvoir,
    et le VolteV menaçant, le poing levé au dessus du GundamZ comme une
    épée de Damoclès prêtes à s'abattre quand l'envie lui en prendrait.
    Finalement, Le VolteV se releva, leva un pouce à l'intention de Jerrid,
    et s'en alla sans dire un mot. Une fois son adversaire hors de vue,
    Jerrid éclata de rire dans son cockpit...




    A bord du Deep Purple, cargo de type VD-78, une jeune fille poussa
    un soupire de soulagement et ouvrit la bouteille de chouchen qu'elle
    avait gardé pour cette occasion... Pour fêter l'évènement ou l'oublier,
    c'était-elle dis en l'achetant. Il semblait qu'il faille le fêter ce
    foutu évènement. Souriant aux étoiles, elle commença à boire
    tranquillement son premier verre...

    ***

    Selone... La cité blanche du continent du Tannes,
    dont les tours gigantesques tendent à toucher le ciel encore jaune
    d'une planète qui n'a pas encore reçu un véritable nom. L'architecture
    unique de la ville était basée sur le model d'un pentagramme. C'était
    vraiment dingue tous ce qu'on pouvait bâtir en un temps aussi réduit.
    Cela faisait à peine un mois que le vaisseau colon avait atterrit au
    milieu de cette plaine. Evidement, la faune et la flore locale avait
    quelque peu souffert de l'arrivée des humains sur leur territoire... Ils
    allaient devoir si faire. Il était déjà assez surprenant de rencontrer
    encore des espèces indigènes à moins de 5 Km de la cité.




    Darch survolais la cité pour tester les derniers ajustements du
    Alt-Eisen. La bestiole avait ce que les pilotes ont coutume d'appeler
    du caractère : Plus l'engin est dur à contrôler, plus on parle de
    caractère. Le Alt n'était pas à proprement parler une marionnette aux
    files emmêlées mais son pilotage nécessitait un minimum de doigter, et
    Darch aurait préféré passer moins de temps sur l'apprentissage des
    commandes de bases et un peu plus sur celui des modes de combats.
    Enfin, maintenant, ça allait un peu mieux et il pouvait même prendre le
    temps d'admirer le paysage : Même les faubourgs autour de la cité
    intérieure suivait cette étrange logique d'étoile à cinq branche.
    Pourtant, il n'avait jamais été question de planifier leurs
    développements. Il fallait croire que l'originalité du plan initial
    avait été adoptée par la population entière de la colonie naissante.
    Tous autour de la cité s'étendait une épaisse forêt qui reculait de
    jour en jour, notamment à cause des combats. Des hectares entiers de
    clairière la clairsemaient depuis quelques semaines.




    Une des lois fondamentale de l'univers est que tous corps plongé dans
    une baignoire fais sonner le téléphone. On pourrait ajouté aussi que
    tout test grandeur nature d'un mécha attire automatiquement un ennemis
    en quête de pillage. Le message d'alerte s'afficha sur l'écran du
    cockpit, gâchant ainsi du même coup le paysage et l'humeur déjà moyenne
    du pilote. En outre, le robot n'était pas équipé lorsqu'il est sorti
    pour le test. Darch devait encore passer par les stands en catastrophe
    pour récupérer des armes, ainsi que un ou deux modules d'augmentations
    de l'Alt-Eisen. Heureusement, l'équipe au sol avait prit le coup et
    tout avait été préparé le temps qu'il revienne à la base.





    Trente secondes après s'être posé, le Alt-Eisen repartait défendre la cité pour gagner sa croute...

    ***

    « Et merde... »


    Ces deux mots résumaient assez bien la situation en fin de compte... Peut
    être que d'autre parole plus recherchées aurait été plus de
    circonstance, ou au moins plus... Non, finalement c'était aussi bien
    comme ça. De toutes façons, il n'y avait plus le temps de trouver autre
    chose. Ces mots étaient sortit du fond du cœur et c'était ce qui
    comptait après tout...

    Agée d'à peine 19 ans, Darch avait décidé de gagner sa vie en
    participant activement à l'expansion des territoires habités par
    l'homme. Il avait passé sa vie à rêver de batailles titanesques
    remplies de géants métalliques se défiant pour le contrôle d'un
    territoire. Il ne se lassait jamais des images de combats retransmises
    en permanence sur nombres des millions de canaux vidéo, sans même
    parler des vidéos amateurs diffusées sur les multiples réseaux
    informatiques, ni des films tournées sur le sujet. Il avait même
    récupéré des enregistrements bidim datant du XXI° siècles de l'ère
    chrétienne. La traduction de ces vidéo n'avait pas été simple, vu que
    plus personne ne parlait encore une serais-ce que l'une des langues
    archaïques de cette époque. Finalement il avait réussi à trouver
    quelqu'un pour l'aider dans cette tache. Il n'avait eu le temps de voir
    que les cinq premiers épisodes de Nadesico traduit à cette heure, et il
    travaillait encore sur le sixième.

    Quand l'opportunité de piloter lui-même un Mécha c'était présenté,
    sous la forme d'une annonce embauche par celui qui allait devenir le
    leader d'une nouvelle colonie, Il n'avait pas hésité un seul instant.
    Il avait réussi tout les tests avec brio et avait finalement été
    embaucher.

    L'homme pour qui il travaillait était Morgane Sullivan. Sullivan
    était un jeune milliardaire (fortune hérité de son père) qui s'était
    mis en tête de se construire un état à lui, et la colonisation du
    Farhub (comme était appelé les étoiles s'étendant vers le centre de la
    galaxie) était la meilleur opportunité pour lui de l'établir. Il avait
    investit une partie non négligeable dans ce projet. Si Darch en avait
    eu le temps il aurait grincer des dents dans son cockpit : Par son
    échec allait coûté énormément à son employeur. Du travail bâclé, voilà
    ce que c'était ! Darch n'avait jamais aimé bâcler son travail.

    Les premiers combats s'étaient bien déroulés dans l'ensemble. La
    cité avait connue une période de grande prospérité, tandis que Darch
    exultait aux commandes de son Alt-Eisen, une foie l'engin prit en main.
    Il avait même réussi quelques coups d'éclats, battant les pilotes les
    plus renommés sur leurs propres terrains. Mais au fur et à mesure que
    la saison avançait, les adversaires se faisaient plus dur à battre,
    autant sur le plan tactique que technologique... La cité était sur le
    déclin depuis quelques temps. Mais ce n'était pas ce qui le tracassait
    pour le moment.

    En y repensant, il regrettait de ne pas avoir répondu aux avances
    de cette fille, dimanche dernier dans ce bar du centre ville. Elle
    était magnifique, avec ses cheveux roux et ses yeux... Ses yeux... Ils
    étaient magnifiques ! Deux superbes émeraudes polies... Quel imbécile il
    était ! Ce n'était pas maintenant qu'il devait pensé aux filles !...
    Bah, après tout, ça n'avait plus beaucoup d'importance. Tous ça à cause
    de cet imbécile de NuGundam avec son beam saber ! Il n'avait pas besoin
    d'aller jusque là !


    Une lumière aveuglante emplit le cockpit de Darch, qui fut rapidement remplacé par le néant...





    « Et merde... »

    Les deux derniers mots de Darch raisonnaient encore dans la salle
    de contrôle. Ca n'avait pas été un cri de désespoir, ni même de rage ou
    d'horreur... Le ton employé était celui que l'on prend habituellement
    quand on vient de manqué un geste bénin, comme renverser le verre de
    vin sur la nappe, ou quand on découvre qu'on a marcher sur le trottoir
    favori de Youkie, l'abominable yorkshir de la voisine, sans faire
    attention. En réalité, aucun son ne circulait dans la pièce, à part
    quelques bip venant des ordinateurs. Les deux mots tournaient en rond
    dans la tête des opérateurs. Sullivan restait silencieux. C'était
    mauvais... La cité était dans un triste état est il n'avait pas besoin
    d'un morale plus bas qu'il ne l'était déjà. En outre, il serait bien
    obligé de recruté un pilote sur le tas, pas le temps de faire les
    choses correctement cette fois. Trouvé le remplaçant d'abord,
    l'administratif ensuite... Si le remplaçant survit à la citée, il aurait
    peut être gagné un peu d'expérience en attendant la saison suivante.
    Heureusement, les prouesses de début de saison avaient couvert à peu
    près les investissements de départ, il n'aurait qu'à retenter le coup
    en espérant un peu plus de chance cette fois...




    A bord du Deep Purple, cargo de type VD-78 en stationnement
    prolongé en orbite autour de la planète en cours de colonisation,
    Millénium Fellina Neko faisait l'entretiens journalier de son Best of
    Univers, son GundamZ, en écoutant la radio locale. Alors le jeune
    pilote de Selonne était finalement mort... Dommage, Milly sentait qu'il y
    avait du potentiel chez se gars là. Peut-être un peu trop égoïste... Son
    père avait toujours été égocentrique, mais pas vraiment égoïste... En
    tout cas, elle avait besoin d'un allié pour le retrouver. Après de
    longues recherches, elle avait une piste concernant des activités de
    son père dans le système Nausicaä. Le problème était que ce système
    était loin d'être un des systèmes les plus sécurisés de la galaxie, et
    de nombreuses bandes de pirates avaient trouvé là un refuge pratique.
    Le surnom du système était « NéoTortuga ». Bref, Milly préfèrerais
    avoir un minimum de puissance de feu avant de s'aventurer là-bas sur
    cette poubelle de Deep Purple – lequel semblait être aussi vieux que le
    nom antédiluvien qu'il portait.


    Tant pis, il lui faudrait cherché un autre candidat. Comment diable fallait-il branché se nouveau lecteur de puce audio ?...

    ***

    De la poudreuse vierge... deux mètres ; une bonne
    planche... fixations dernier cri ; pas de vent, pas de nuages... un ciel
    noir parsemé de tant d'étoiles en plein jour... Cela aurait pu être une
    balade agréable. C'était sans compter les deux connards qui étaient à
    ses trousses pour une de ces raisons obscures qui ne germent que dans
    un cerveau de propriétaire. C'était quand même dommage d'enfermer cette
    pierre magnifique dans un chalet aussi peu accessible.

    A près de dix mille mètres d'altitudes sur une planète dont
    l'atmosphère ne contenait que quelques minuscules pourcentages
    d'oxygène au mieux, peu de gens s'aventureraient dans le coin sans une
    bonne raison. Et un bon équipement. En outre, le chalet lui-même
    n'avait en commun avec les classiques habitations de bas de pistes aux
    sports d'hiver que le nom, un environnement définitivement accidenté et
    un certain goût pour la haute altitude. Le bâtiment était une véritable
    forteresse, et rien que d'arriver au pied de celui-ci avait demandé
    deux jours de marche extrêmement pénibles. Au moins, la
    combinaison-peau était efficace pour protéger du froid et même des
    problèmes de pression atmosphérique. Une demi-journée de galère, mais
    cela en valait la peine.

    Les deux gorilles avaient cessez de tirer depuis bien cinq minutes et
    essayez de le rattraper tant bien que mal. Inutile d'attendre plus
    longtemps... La femme appuya sur un bouton de sa combinaison. Une minute
    se passa, pendant laquelle rien ne se produisit. Soudain, la neige
    explosa à une centaine de mètres en aval, et un MS blanc sortie du
    nuage ainsi formé pour venir se poser entre la fugitive et ses
    poursuivants. Ne perdant pas de temps, elle déchaussa sans prendre le
    temps de s ‘arrêter et sauta sur l'engin, laissant son surf continuer
    son chemin... La perte n'était pas importante, elle venait de gagner
    quelque chose de bien plus intéressant. Et elle pourrait toujours s'en
    racheter une autre plus tard.

    La MS repartie dès qu'elle fut à l'intérieur du cockpit. Vers le
    nord d'abord, le temps de sortir des scops du centre de sécurité du «
    chalet », puis vers l'Ouest. Il ne lui restait qu'à trouver un taxi
    pour quitter définitivement cette planète... Et à manger, accessoirement.
    Il était 12h12...




    A à peu près mi-chemin de l'autre bout de la planète, le Deep
    Purple, cargo de type VD-78 en voie de devenir monument historique,
    était amarré au dock orbital où de nombreux pilotes attendaient leur
    tour de prouver leur valeur dans des combats clandestins. Un lieu idéal
    pour recruter des mercenaires. Une bonne partie des participants
    n'étaient d'ailleurs inscrits que pour ce faire de la publicité.
    D'autres étaient là pour le sport, subventionné par tel ou telle mafia
    dans un même but de propagande. Les règles étaient ici très différentes
    de celles de la colonisation : les combats se déroulaient sur quelques
    terrains plus ou moins délimité artificiellement – pour éviter que les
    matchs simultanés ne se gène l'un l'autre – et l'évènement été organisé
    en tournoi. Les MS n'étaient pas contrôlés, aussi le gagnant était
    souvent celui qui avait le plus de moyens financier. Un moyen comme un
    autre de montrer son importance dans cet univers. En outre, les
    accidents mortels étaient fréquents, étant donné que certaine tête
    brûlées inscrivait des MS tout juste bons à être transformés en boites
    de conserve ou en allume-cigares.




    Assise à la terrasse du Menia Gladstone, l'un des nombreux bars de
    la station orbital qui offrait une vue plongeante sur la planète quand
    le badaud prenait la peine de lever les yeux, Milly examinait les
    résultats des participants sur l'écran intégré de la table à laquelle
    elle était assise. Les éliminatoires étaient une période ennuyeuse. Les
    combats ne volaient pas haut et les pilotes se réservaient pour la
    suite du tournoi. Les quelques exceptions à cette règle ne méritaient
    pas son attention de toute façon. Malgré le grand nombre de match, le
    nombre de victimes était encore assez bas... quatre morts seulement et
    quelques blessés par-ci par-là... La suite serait plus sanglante.

    Milly se força à se détendre et repris une gorgée de sa bière de
    Planq*. S'impatienter ne servirait à rien de toute façon... et
    Néo-Tortuga n'était pas accessible à elle seule. Et puis, ça laissait
    un peu de temps à Gon pour retaper un peu le Deep Purple. Quant à Cid,
    ce qu'il faisait de son temps libre était un mystère. Il devait traîner
    quelque part dans la station à l'heure qu'il était.

    Tandis qu'elle observait la planète dévastée par le « ciel » de la
    station, quelque chose attira son attention : Un engin avait décoller
    du pôle pour prendre la direction de la station. Etrange... les pôles
    étaient sensés être totalement déserts...




    Le dénommé Cid, Ingénieur de son état, provisoirement en « vacances
    » à durée indéterminées, était effectivement caché quelque part sur la
    station. Pas exactement dans un des quartiers les plus chic, le lieu
    attirait néanmoins plusieurs « huiles » de la galaxie. De tout temps,
    les événements tels que les combats de boxe et autre courses de chevaux
    ont attirés une catégorie très particulière de l'espèce humaines : Les
    parieurs. Ceux qui se trouvaient pour l'heure dans la cave de
    l'établissement nommé sobrement le Tambour Percé n'était pas contre une
    bonne partie de carte (avec mise il va sans dire) ou quelques tours de
    roulette, fus-ce tel française ou non – parfois même Russe, mais plus
    rarement – entre deux paris sur les participant au tournois. D'autant
    que les choses sérieuses n'était pas encore commencées. Cid quant à
    lui, était avant tout un adepte du poker. C'était un jeu ou il
    s'estimait plutôt bon, quoique pas du niveau d'un vrai professionnel.
    Mais de toute façon, il ne jouait pas avec ceux-là si on lui laissait
    le choix.

    La jeune fille-chat qui lui avait lancé un défit n'avait pas
    l'attitude d'un professionnel en tout cas. Pourtant, quelque chose en
    elle était déconcertante. Impossible pour lui de lire son visage, qui
    était pourtant suffisamment expressif. Quelque chose lui échappait et
    ça ne lui plaisait pas. Tant pis, il ferais avec. Ce n'était pas
    vraiment comme si il avait encore le choix de toute façons. Voyons...
    avec trois rois et deux as, se serait bien le diable s'il se faisait
    battre... De toute façon les jeux étaient faits à présent. Posant ses
    cartes sur la table, faces cachées, il commença à les retourner une à
    une en souriant à son adversaire...


    « Full au roi par les as ! » annonça-t-il assez content de lui.

    L'autre ne fit pas autant de manière : D'un geste ample et
    énergique, elle abattit sur la table une quinte flush a cœur, assommant
    au passage un spectateur et le pauvre Cid, le premier au sens propre et
    le second au figuré.

    « Hé hé hé, dommage mon pote, mais c'est quand même moi qui l'emporte !
    » fit elle en souriant de toutes ses dents de carnassier. Quand un exos
    felinus, plus couramment appelé muyo et plus familièrement chaton,
    matou, ou autres surnoms qu'il vaut généralement mieux éviter à porter
    d'oreille des êtres concernés, vous sourit, cela créer toujours son
    petit effets, surtout quand on manque d'habitude. Ces gens là étaient
    définitivement des carnassiers. Et la représentante de l'espèce que Cid
    avait en face de lui prenait soin de sa dentition.


    « Alors ? demanda-t-elle enfin. Il est où ton cargo ? »




    « Tu as fait quoi ? » La voie de Milly était désagréablement
    maîtrisé et calme. Le ton était en décalage total avec l'expression de
    son visage et de ses paroles. L'instinct millénaire de Cid lui criait
    de s'enfuir à toute jambe à l'autre bout de la galaxie, voir un peu
    plus loing. Quand une femme est dans cet état là, les chances de survit
    dans un affrontement frontale était plus basse que celles d'un YT-1300
    face à un croiseur de combat interstellaire.

    « J'ai perdu au poker contre cette jeune femme... répondit-il en désespoir de cause.


    - Mais ça n'explique pas la présence de se Crossbone dans MON vaisseau ! »


    A droite du best of univers, le GundamZ personnel de Milly, siégeait
    désormais un Gundam Crossbone X1. L'engin semblait bien entretenu,
    quoiqu'un peu sale... Deux énormes traces de boue avaient achevé de
    mettre Milly de mauvais poil.

    C'est à ce moment que l'hôte cru bon d'aider le pauvre ingénieur en détresse :


    « Ben c'était l'enjeu : une place sur votre vaisseau. J'aurais pu lui
    faire miser le vaisseau, mais je n'aurais pas su quoi en faire. Dites
    il vole vraiment se tas de rouille ?

    - J'espère que t'as mise en valait la peine, dit-elle à l' «
    heureuse gagnante », tout en lançant à Cid un regard qui aurait anéanti
    une colonne de blindé en quelques secondes. »

    Au lieu de répondre, la muyo sortie un paquet de sa poche et le
    tendis à Milly avec une confiance incroyable. A aucun instant elle ne
    semblait s'imaginer que Milly pourrait lui voler. Après tout, cette
    imbécile de Cid avait peut-être tenté de gagner une babiole sans valeur
    en risquant de transformer le Deep Purple en taxi. Si c'était le cas,
    il regretterait le jour maudit de son premier contact avec les jeux
    d'argents. Milly ouvrit le paquet et eu le souffle coupé...

    Un diamant ! Pas n'importe quel diamant. Un diamant gros comme son
    poing ! Et l'autre lui avait montré comme si s'était un chausson aux
    pommes ! Il lui fallu facilement trente secondes pour reprendre son
    souffle. Milly réfléchissait à toute allure.

    « C'est dingue ce qu'on trouve dans les zones polaires de nos jours, fit la fille-chat en reprenant poliment la pierre.


    - Ca explique les patrouilles dans le centre de la station, fit Milly. Ils ne connaissent pas ton visage au moins ?


    - Non, j'étais cagoulé. Et ils n'ont pas dû pouvoir identifié ma MS non plus.


    - Ca, j'aimerais en être sur... Bon ok, tu peux resté ici. Mais je te
    préviens, je n'ai pas l'intention de bouger de cette planète maintenant
    ! Il me faut des pilotes pour aller à Néo-Tortuga, et je ne bougerais
    pas d'ici avant de les avoir recrutés !


    - Bon, et bien après tout je ne suis pas pressée.


    - Ah oui au fait, si tu te fais prendre par la milice local, je te laisse tombé et je part avec le Crossbone.


    - Pas de problème, ça n'arrivera pas. »

    Milly souffla un coup. La surprise lui avait fait perdre sa fureur.
    Cid s'en tirait à bon compte pour cette fois. La MS de son hôte était
    le plus gros problème. Elle n'avait pas envie qu'elle soit identifiable
    si elle avait été photographiée ou filmée, se qui était plus que
    possible avec l'espèce de chaton insouciant qui la pilotait.


    « Quel est ton nom ? demanda-t-elle.


    - Appelez moi Lina.


    - Très bien Lina, qu'est-ce que tu dirais de changer un peu le look de ton Gundam ?... »




    à suivre...




    *Planq est une des plus petite
    planète jamais habité par L'homme. Colonisé depuis plus de trois
    siècles maintenant, la bière produite à son équateur s'exporte en masse
    et est la principale source de revenu de la planète. La terra formation
    de cette planète doit être maintenu en permanence et monopolise les
    trois quarts des ressources de la planète à elle seule.



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