• Pendant ce temps, à vera cruz...



    Jack était, à Néo-Tortuga, ce qui s'approchait le plus d'un agent immobilier. C'est à dire qu'il revendait à prix d'or des cartes donnant les coordonnées exacte de repaire désaffecté et pillé jusqu'à la moelle – par ses propres soins lorsqu'il avait de la chance – mais sans les « clefs » qui ouvrait les portes du
    l'installation. De toute façon, si le client n'était pas assez débrouillard pour se débrouiller seul pour pénétrer là où déjà quelques chasseurs de trésors étaient déjà passé, il deviendrait vite un client pour Fiddledy, le fossoyeur. Si le client était consciencieux, il trouvait vite quelques mouchards soigneusement posés par Jack, et commençait à faire des travaux d'aménagement ne serait-ce que pour la forme, sous-peine d'avoir la mauvaise surprise un jour de ne plus trouver son magot péniblement gagner. Bien entendu, il était tout à fait possible que quelqu'un autre ai trouvé et
    vendu une autre carte à une autre personne pour le même repaire, mais ce n'était pas le problème de Jack : Néo-Tortuga n'était pas réputé pour le
    service après-vente.

    Ce jour là, Jack faisait sa tournée d'inspection à bord d'un petit vaisseau monoplace – armé bien entendu – pour repérer de nouvelles planques à piller et revendre, et pour ce tenir au courant de ce qu'il était arrivé de ses derniers clients. Le taux de mortalité élevé faisait les affaires de Jack : il avait déjà vendu trois fois la même carte ce mois-ci, suite au décès prématurés des locataires précédents. Il avait même récupérer une MS en parfait état de fonctionner après la mort du second groupes du mois, et l'avait revendu à un très bon prix.

    - Hé! Gros lard! Comment tu vas aujourd'hui? Mal j'espère...

    C'était la voix de Pols'yui, une ancienne cliente, sur le canal privé de Jack. Jack la considérait comme une bonne amie – c'est à dire qu'elle n'essayait de le tuer que la moitié du temps – et resta donc sur ses garde. La dernière fois qu'ils s'étaient croisés, ils avaient fait l'amour, et il était partie pendant qu'elle dormait. Ça ne l'aurait pas inquiété si il n'en avait pas profité pour lui voler un énorme diamant à ce moment là. Le plus inquiétant, somme toute, était qu'il n'arrivait pas à déterminer sa position.
    - Salut Poly, comment tu vas depuis là dernière fois, répondit-il en s'attendant à une réplique meurtrière au sens propres du terme.
    - Très bien tu pense. Tu sais combien de fois j'ai rêvé de toi
    depuis?
    - Sans blague?
    - Oui... Tu sais que tu es sexy quand tu crève?

    Évidement, pensa Jack. Enfin, elle n'avait pas encore ouvert le feu, c'était
    bon signe.
    - Tu as de la chance, repris Pols'yui, je suis de bonne humeur aujourd'hui. J'ai trouvé trois planque abandonnées pleine de cam. Ainsi qu'un truc marrant qui devrait t'intéresser. Je te file les coordonnées.
    - C'est quoi le piège?
    - Oh... Jack voyons, tu pense quand même pas que je te tuerais pour un
    simple morceau de carbone?
    - C'est précisément ce que je pense.
    - Hi hi... Tu n'as pas tord, mais pour cette fois, je passe l'éponge.

    Le MS de Pols'yui apparue soudain en fasse du vaisseau de Jack. C'était un assemblage hétéroclite de pièces trouvées ici et là. Jack lui avait fourni le torse qui provenait d'un Zaku, la tête provenait d'un Psybuster, les bras d'un NuGundam, la jambe gauche d'un Gundam Wing et la droite d'un GDSH. L'ensemble était un tas de boulons assez moche, mais il fonctionnait plutôt bien. Les armes changeaient à chaque fois qu'il voyait l'engin. Elle était cette fois équiper d'un 3-Charges Beam Cannon, et d'un Oxtan Launcher, très probablement ses dernières prise de guerre.

    - Comment as tu fait ça?! S'exclama Jack interloqué.
    - C'est un secret. Je vais certainement pas te le révéler ici

    Bien sur, le canal avait beau être « privé », il n'était pas confidentiel. Ce qui expliquait probablement l'apparition de la MS de Poly, pour établir une connections physique pour le transfert des données. Elle ne voulait visiblement pas que ses coordonnées tombent dans n'importe quelles mains. Bien sur, ça aurait aussi pu être une ruse pour détruire son vaisseaux facilement, mais ce n'était pas le genre de Poly. Non, si elle avait voulu l'attaquer, elle aurait pu le faire quand il ne la voyait pas.

    Le transfert fut effectivement effectué en connections directe. Quand le chargement fut effectué et que les deux engins se séparèrent, Poly lui dit
    - Tu devrais commencer par les dernières coordonnées, tu risque d'être surpris.
    - Merci. Hé, Poly! Tu fais quoi ce soir?
    - J'ai rendez-vous avec mon reselleur.

    La MS disparue alors aussi mystérieusement qu'elle était apparue. Jack décida
    que rester plus longtemps dans les parages n'apporterait rien de bon, et mit le cap sur les coordonnées indiqués par son amie.

    Il fut sur place en un peu moins d'une heure. Aux coordonnées indiquées flottait un astéroïde plus grand que les autres mais Jack ne voyait aucune entrée. Son scanner ne détectait aucun signe de vie, quoi que Jack ne s'était pas attendu à en trouver. Il ne détectait pas non plus d'activité électronique mais ça aussi, c'était prévisible : une station abandonnée depuis assez longtemps pouvait être privé d'énergie, le solaire n'étant pas très répandu dans le coin – trop voyant – d'autre part, il était fréquent que tous les systèmes électroniques se coupent d'eux-même au bout d'un certain temps d'inactivité dans un soucis d'économie.

    Jack entrepris de faire le tour de l'astéroïde pour repérer une éventuelle
    entrée, ce qui, estima-t-il, devrait lui prendre un bon quart d'heure s'il ne voulait pas passer à coté d'un détail qui lui serait utile. Il lui vint à l'esprit que Poly s'était peut être moquée de lui, mais si tel était le cas, il s'en tirait plutôt à bon compte. Il ne survolait l'énorme rocher que depuis deux minutes quand quelqu'un l'appela sur son canal privé. Une voix qu'il ne connaissait
    pas :
    - Bonjour Jack, c'est gentil de
    passer nous voir!

    Impossible de détecter la source de l'émission. Aussi invisible que Poly. Il espérait qu'il ne lui en voulaient pas pour l'une ou autre arnaque dont il
    était l'auteur.
    - Qui êtes vous, demanda-t-il finalement.
    - L'équipage de « chapeau de paille ».
    - Quoi?
    - Non, rien, laisse tomber. C'était une private jock. Mais entre donc, on sera plus à l'aise pour parler.

    Une porte était en effet apparue au milieu de l'astéroïde. Aucun mécanisme
    compliqué n'avait dévoilé la porte tendis qu'un morceau de rocher s'était écarté. Elle n'existait pas du tout puis elle était juste là, comme si elle y avait toujours été. Ce qui devait être effectivement le cas selon toutes logiques, mais Jack n'était plus bien sur de pouvoir se fier à la logique. Il cligna des
    yeux... Et une MS le regardait droit dans les yeux quand il les ouvrit. Il sursauta.
    - Nom de dieu!! Arrêtez de faire ça!

    Un rire joyeux lui répondit, tandis que la MS lui faisait signe de la suivre, ce qu'il fit. La porte était suffisamment large pour laisser passer une demi-douzaine de Gundam de front. Un champ de force assurait l'étanchéité du hangar qui autrement semblait être complètement ouvert sur le vide froid de l'espace. Quand il demanda pourquoi on ne rétablissait pas le
    camouflage, on lui assura que c'était déjà fait, mais il n'en fut pas réellement surpris cette fois-ci : il lui en faudrait désormais beaucoup plus pour l'impressionner. Même le chat noir qui traversa un couloir devant lui ne le fit pas réagir, et c'était pourtant drôlement étrange de trouver un animal de compagnie vivant dans ce système solaire. Des automates oui, mais rien qui puisse salir le mobilier où demander un entretien journalier. Et sûrement pas dans un astéroïde. Mais bon, après tout ce qu'il avait vu aujourd'hui, pourquoi pas? On le conduisait à la cabine du capitaine.

    L'homme qui le reçu était de taille moyenne, les cheveux noir en pagaille, les yeux verts vifs et la mine réjouis. Il été vêtu d'un manteau à épaulette qui devait symbolisé son rôle de capitaine. S'il l'avait croisé en des circonstances plus banales, Jack se serait frotté les mains en lorgnant sa prochaine victime. Mais les circonstances étaient loin d'être banales et Jack resta sur ses gardes. En outre, la poignée de main amicale que l'homme lui donna pour le mettre à l'aise lui donna l'assurance que l'homme pouvait dévisser n'importe quel écrou à main nues:
    - Je me présente : Par ici on me nomme « le corbeau ». J'ai quelques autres
    noms mais ça n'a aucune importance en ce qui vous concerne. Vous êtes Jack, « le promoteur », n'est-ce pas?
    - C'est bien ça. Je suppose que vous ne voulez pas connaître mon nom entier?
    - Ne l
    e prenez pas mal, surtout, mais j'en ai rien à ciré.
    - Ça m'arrange plutôt. Vous attendiez ma visite, non?
    - En effet. Nous avons charger Pols'yui de vous trouver et de vous mener à nous.

    - Ça n'a pas dû être simple...

    - Plus facile que vous semblez le penser : elle voulait votre mort au début, mais vous avez de la chance, nous avons réussit à la convaincre que vous connaître était une véritable aubaine pour elle et son porte-monnaie.
    - Ho, je vois. Bon, soyons direct : que puis-je faire pour vous?
    - On m'as dit que vous êtes le meilleur cartographe du secteur.
    - C'est à dire que je suis le plus appliqué... ça paye plutôt bien quand on s'y prend correctement. Bien sur, certain client garde un peu de ressentiment, mais jamais très longtemps.
    - C'est ce que j'ai entendu dire, oui.
    - Poly a toujours été trop bavarde, ça lui jouera des tours...
    - C'est vrai, mais vous sous-estimez votre renommées. Enfin bref, je vous propose de vous mettre à mon service. Je paye bien, et je peux éventuellement vous fournir quelques avantages technologiques.
    - Ma fois, cela me paraît intéressant... mais c'est un engagement à vie j'imagine.
    - Oui, à moins que je n'en décide autrement plus tard. Mais je pense que vous devriez
    vous plaire parmi nous...
    - Vous me laissez combien de temps pour réfléchir?
    - Deux jours.

    Jack resta pensif, les yeux fixés dans le vide. Sa vie de solitaire avait ces contraintes, mais il aimait aussi la liberté que ça lui conférait. D'un autre coté, il ne faisait pas grand chose de sa liberté. Vivre au sein de ce groupe pourrait être intéressant...

    Le corbeau le coupa dans ses réflexion :

    - Pols'yui a déjàrejoint notre bande.

    - Ah oui, c'est vrai qu'elle avait ce foutu camouflage!

    - Ça vous a plu?

    - C'était vraiment flippant! Il me faut le même absolument! Heu...

    Une pensée traversa l'esprit de Jack :
    - J'imagine que les règlement de compte entre membre du groupe ne sont pas tolérés.

    Le corbeau souris :
    - Si bien sur... tant qu'il n'y a pas de blessé grave.
    - Ah ben, j'imagine que c'est déjà ça de prit... Ok je marche!
    - Si vite?
    - Je préfère être un membre de l'équipe la prochaine fois que je verrais Poly.

    Le corbeau éclata de rire.

    Tandis qu'il prenait congé, Jack remarqua une photo sur la porte, à la hauteur de son visage. On y voyait le corbeau avec une femme et une petite filles aux cheveux roux sur une plage. Sur cette photo, le corbeau portait un
    chapeau de paille absolument ridicule.







  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Janvier 2006 à 15:32
    ca marche po
    Etrange, je recois plusieurs e-mail me prevenant de l'appaition de nouveaux commentaire, mais je n'en trouve jamais aucun... c'est génant. Je ne vois pas d'où peut bien venir le problème, j'ai vérifié les options des commentaires et tout à lair en ordre... Mystère...
    2
    quelqu'un
    Mardi 17 Janvier 2006 à 14:47
    c'est la fete
    juste pour montrer que ça marche...
    3
    Le Passant
    Vendredi 21 Avril 2006 à 03:47
    toudoudoum
    Mais si ca marche =;o)
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